Sanctuaire de Sainte Anne - La Redoute, Alger
(Mme et Mr Roger TORRES - 5, rue des Charmettes - 34680 St Georges d'Orques)
Le but de cet opuscule est de contribuer à faire connaître
et aimer Sainte Anne ; tâche aussi douce que bienfaisante.
Le culte envers Sainte Anne n'est pas entièrement facultatif :
il s'impose à notre amour filial envers la sainte Vierge ; il fait
partie de notre religion comme l'amour envers la grand'mère fait
partie des devoirs de la famille.
En retour, il accentue précisément le ton familial de notre
religion ; de nos rapports avec le Ciel, des vertus chrétiennes
d'humilité, de piété, de dévouement ; il facilite
et embellit les devoirs du foyer ; il obtient d'innombrables grâces
spirituelles et temporelles.
Pour mieux présenter la " physionomie " de la Sainte
et donner à son culte le ton qui lui convient, nous avons pris
comme titre l'expression qu'employait la Vénérable Jeanne
Jugan, fondatrice des Petites-soeurs des Pauvres. " Quand devant-elle,
nous disent ses biographes, on invoquait " sainte Anne ", elle
ne répondait pas ; elle reprenait : " C'est Notre Bonne Grand'Mère
sainte Anne qu'il faut dire ! " cette femme héroïque
est bien digne de nous servir de modèle.
Ces pages contiennent quelques brèves notions sur la vie de la
Sainte ; sur le culte que lui ont voué nos ancêtres et qui
est continué avec ferveur par nos contemporains ; enfin, une notice
sur le nouveau sanctuaire d'Alger. Les renseignements sont puisés
surtout dans une lettre du Cardinal Lavigerie sur Sainte-Anne de Jérusalem
; dans l'" Histoire du culte de sainte Anne ", du P. Kleinschmidt,
de Dusseldorf ; et dans les Annales des lieux de pèlerinage dont
nous faisons mention.
O chère Bonne Sainte, agréez nos humbles efforts ; vous-même,
faites-vous connaître et aimer, parce que vous le méritez,
parce que nous avons besoin de vous, et pour l'honneur et la joie de Marie
et de Jésus !
L.D.
SAINTE-ANNE D'ALGER
- ORIGINES
L'humble mais gracieux sanctuaire de la Bonne Sainte en
Alger a, lui aussi, ses titres légitimes et ses débuts riches
de promesses.
" La Redoute " est un plateau situé à l'est de
la ville, au dessus des falaises de Belcourt,
entre le " Bois de Boulogne et le ravin dont la pente opposée
remonte vers Kouba.
Le nom garde le souvenir d'un ouvrage de défense des premiers temps
de la conquête. Actuellement, l'église et le culte de la
Bonne Sainte constituent pour le
quartier et la ville une protection plus pacifique et non moins efficace.
Les constructions se multiplièrent sur ce plateau à partir
du moment où il fut relié à la ville par une belle
route, appelée d'abord " chemin Shakespeare ", actuellement
" rue Jonnart ".
Dès 1925, l'administration diocésaine y avait fait l'acquisition,
en vue d'une cité paroissiale, d'un terrain fort bien situé,
entre quatre rues ; ancienne propriété maraîchères
avec la maison du propriétaire, baptisé encore maintenant
" le château ", parce que la façade est flanquée
de deux tourelles. On disait que cette maison était hantée...
Elle le fut, dès lors, mais par des fantômes qui n'avaient
rien d'effrayant ni de malfaisant, les bonnes Soeurs Blanches, venant
de leur maison-mère de Birmandreis visiter les malades et faire
le catéchisme aux enfants. Les " pratiquants " d'alors,
aussi courageux que peu nombreux, descendaient pour les offices à
Birmandreis
ou à Sainte-Marie de Mustapha
; ils furent les pionniers du nouveau centre religieux. M. le chanoine
Houdard, curé de Sainte-Marie, mettait tout son zèle à
préparer les assises matérielles et spirituelles de la future
paroisse.
L'événement providentiel qui devait " amener Sainte
Anne en Alger " se produisit en 1927, et l'organe des volontés
de la Bonne Sainte fut son Excellence Mgr Leynaud, archevêque d'Alger.
Durant l'été, le vénéré Prélat,
voyageant en France, fut atteint d'une grave indisposition. Il se trouvait
à Rennes le 26 juillet, jour de fête de sainte Anne ; il
eut la pensée de recourir à elle : " Bonne
sainte Anne, ne me laissez pas mourir ici ; guérissez-moi, ou du
moins ramenez-moi à Alger ; je vous promets de vous dédier
l'église et la paroisse de la Redoute. " Or, un
mieux sensible se produisit pendant l'octave, et le 15 août, son
Excellence reprenait la célébration quotidienne de la sainte
Messe, interrompue depuis le 16 juillet. Voilà douze ans de cela,
et l'illustre protégé de la Bonne Sainte continue à
diriger son diocèse sans paraître ressentir la fatigue !
A partir de ce moment, sainte Anne reçut chez nous un culte officiel
et bien vite ardent. La chapelle provisoire, bien petite, hélas
! fut achevée en mars 1928 et inaugurée par un concours
très consolant de fidèles ; il se donnait dans toute la
ville, par les Pères Rédemptoristes, une mission générale,
et le R.P Humbert s'était chargé de la Redoute. Dès
lors, la messe fut célébrée chaque dimanche, dans
le nouveau local, par un vicaire de Sainte-Marie ou un prêtre de
l'Archevêché.
Par ailleurs, Mgr Leynaud, très satisfait des résultats
de la grande mission de 1928, avait dit aux missionnaires en leur faisant
ses adieux : " Je vous veux dans mon diocèse,
mes Pères, et je vous aurai ! " C'est par suite
de cette volonté de Son Excellence que, deux ans plus tard, la
desservance du quartier et la construction de l'église étaient
confiées aux Pères Rédemptoristes ; le " château
" fournirait asile aussi à quelques confrères prédicateurs
de missions paroissiales dans l'Afrique-Nord.
Le premier desservant arriva le 12 janvier 1930 ; c'était le Père
Lanfrey, originaire du diocèse de Grenoble, âgé de
soixante ans, fort bien préparé à cette tâche
puisqu'il avait été vicaire avant d'entrer dans sa Congrégation
et qu'il venait d'exercer avec grand fruit un ministère tout semblable
dans la banlieue de Valence. Il devait occuper son poste moins de deux
ans... Il mourut le 15 décembre 1931. Mais sa bonté et son
zèle avaient conquis tous les coeurs et préparé les
voies à ceux qui viendraient par la suite. Beaucoup de fidèles
vont prier sur sa tombe au cimetière des Pères Blancs de
Maison-Carrée. Son nom a été donné
à une rue du quartier.
Mais comment exhorter les fidèles à l'assistance aux offices,
quand on dispose d'une salle de 200 places pour une paroisse de 6 000
habitants ? Aussi le Père Lanfrey avait-il déjà lancé
la souscription en faveur de l'église. Mais les ressources étaient
minimes aux alentours... A sa mort, le bon père avait amassé
85.000 francs. Ses successeurs virent bien que si on attendait tout l'argent
liquide nécessaire, on ne viendrait jamais à bout de bâtir
; ils sollicitèrent des prêts fiduciaires... Grâce
à ce procédé, la première pierre put être
bénite le 17 décembre 1933, et l'édifice sommairement
achevé et inaugurée le 14 octobre 1934. Monseigneur Leynaud
prit possession de l'église au nom de la hiérarchie et assista
pontificalement à la première messe, célébrée
par Mgr Thiénard, évêque de Constantine. Ce fut une
belle fête ; on n'en avait jamais vu de pareille à la Redoute
! Le sanctuaire était - et restera encore longtemps peut-être
- dépourvu de bien des accessoires : cloches... orgues... vitraux...,
et grevé d'une lourde dette. Mais sainte Anne avait sa Maison,
pas trop indigne d'Elle ; les paroissiens, un lieu de culte spacieux et
convenable ; Alger et sa région, un nouveau foyer de grâces
et de consolations, s'ajoutant à Notre-Dame d'Afrique, joie réciproque
de la Fille et de la Mère répandant à l'envi leurs
faveurs sur la grande ville, reine de la Méditerranée, épanouie
à leurs pieds comme une immense fleur blanche en son calice de
verdure, entre l'azur des cieux et celui des eaux...
à suivre...
L'essor n'est pas fulgurant ; mais on a déjà Chez Nous (titre
du bulletin du Père Lanfrey) beaucoup aimé et prié
sainte Anne, et la Bonne Grand'Mère a bien souvent répondu
!
Décrivons un peu son petit domaine. L'église a 30 mètres
de long sur 10 de large ; une seule nef ; elle est en forme de croix latine
parfaite, le transept ayant les mêmes dimensions que la nef. L'architecte
fut M. lelmi ; il n'en était pas à son coup d'essai, ayant
déjà collaboré à la construction de Sainte-Charles
de l'Agha,
et réalisé pour son compte
Sainte-Marcienne d'Alger et Sainte-Thérèse-de-l'Enfant-Jésus
de Bougie ; nous eûmes le plaisir, le jour de la bénédiction
de l'église, de lui voir remettre, par Monseigneur Leynaud lui-même,
la médaille de la Reconnaissance diocésaine. Les travaux
ont été menées à bien par l'entreprise Varallo,
Bordes et Vinci, sous la spéciale et très attentive direction
de M. Bordes, à l'entière satisfaction de tous.
Le style de l'édifice est roman ; mais les coupoles du campanile
et de la façade y ajoutent une note byzantine, et l'art mauresque
a été discrètement appliqué dans la décoration
; les arcs sont " outrepassés " et ornés de dentelures
en stuc, répétées autour des fenêtres, des
stations du Chemin de Croix... ; mauresques sont les faïences, les
enjolivements au haut des murailles extérieurs, les " semis
des tours de la façade ; et, à l'intérieur, la table
de communion, le tambour de l'entrée, la chaire. Les hommes de
l'art remarquent les proportions harmonieuses de l'ensemble, la sobriété
et le goût des décorations, l'effet gracieux de l'intérieur.
La statue de la Sainte, en pierre spéciale d'un beau grain, est
le chef-d'oeuvre de M. Bertola, de Paris, grand prix de Rome, hors concours
au Salon des Artistes Français. Elle a 1 m 80 de haut ; la niche
est à six mètres au-dessus du sol, surmontant une belle
inscription en mosaïque, les paroles mêmes de la Sainte à
Yves Nicolazic
" Je suis Anne, mère de Marie ". Sainte Anne est souriante
: sa main gauche est posée sur l'épaule de Marie agenouillée,
et de la main droite elle présente un lis stylisé ; c'est
à la fois le fondement de la parfaite éducation : la prière,
et son résultat : la pureté, la sainteté.
L'autel majeur, belle masse de marbre " d'un seul jet ", a été
gracieusement offert par M. Marcel Joly ; la table de communion, en fer
forgé et martelé, par M. Jean Goéts ; les fonts baptismaux,
par MM. Busseti frères. Le Chemin de la Croix, en pierre reconstituée
et dont les stations sont placées dans des niches, est l'oeuvre
de M. Weerts, à Mars-en-Baroeul. Les travaux en bois : bancs de
chêne massif, chaire et tambour d'entrée viennent d'un maître-artisan
de la paroisse, M. Messiéra ; ils ne sont pas le moindre ornement
du sanctuaire. On admire encore le grand tableau doré de Notre-Dame
du Perpétuel-Secours, dans le transept de gauche, et en face, la
statue de Saint-Gérard Majella, le céleste protecteur des
mamans en danger et des petits enfants.
A côté de l'église, s'élève la florissante
Institution Sainte Anne, tenue par les Religieuses de la Doctrine Chrétienne
puis c'est la Salle Lanfrey, l'ancienne chapelle devenue salle paroissiale
enfin la modeste Maison des Oeuvres ; le tout séparé de
l'église par une esplanade qui commence à être ombragée
!
Le culte de sainte Anne s'étend bien au-delà des limites
de la paroisse. Les pèlerinages pointent à l'horizon...
Le premier - il faut fixer ce souvenir - fut amené de la paroisse
de Notre-Dame d'Afrique, en 1935, par le curé d'alors, le R.P.
Arrighi, des Pères Blancs ; premier anneau de la chaîne d'or
qui unira les deux sanctuaires. La paroisse se distingue par une Action
catholique très vivante, organisée au début et animée
toujours par les zélés confrères de Saint-Vincent-de-Paul.
Un bulletin mensuel, Le Sourire de Sainte Anne, s'efforce de faire aimer
la Bonne Sainte Grand'Mère et sert de trait d'union entre les paroissiens,
les citadins d'Alger et les amis d'au delà. De précieuses
faveurs ont été obtenues : quatre fois notamment, à
notre connaissance, des malades à toute extrémité,
condamnés par les médecins, ont repris rapidement vie et
santé après avoir été voués à
Sainte Anne ; et chaque mois, le Bulletin présente à ses
lecteurs une gerbe d'actions de grâces. C'est un pieux régal
pour les fidèles de la Redoute d'entendre les gens venus d'ailleurs
s'écrier : " Qu'il fait bon prier dans votre église
! "... - " ce n'est pas en vain qu'on y entre ; on en sort toujours
consolé ! "
Espoirs...
Ce culte filial envers la Bonne Sainte doit grandir ;
il grandira ; il est trop agréable aux coeurs de Jésus et
de Marie, trop fécond en bienfaits de toute sorte, trop uni à
celui de la Sainte Famille, pour ne pas captiver les âmes chrétiennes.
II rend plus douces, plus faciles, nos relations avec le Ciel. II nous
révèle la bonté de Dieu dans le don de cette "
Divine Grand'Mère ", qui a mérité de l'être
dignement pour Jésus avant et afin de l'être puissamment
et tendre-ment pour nous. Sainte Anne contribue, avec la très Sainte
Vierge, à inspirer, soutenir, réjouir et exaucer nos prières
; elle aussi nous " donne le ton " pour parler à Dieu.
Les amis de sainte Anne comprennent mieux le Coeur de Jésus ; aussi,
que de communion dans ses églises ! Ils comprennent
mieux le Coeur de Marie et sont tous d'infatigables diseurs de chapelets.
Cette dévotion facilite la vie familiale, comme sait le faire ici-bas
la grand-mère idéale. La vue des succès qu'elle a
obtenus chez elle, - elle pouvait déjà chanter aussi un
beau Magnifi-cat - ;... des moyens qu'elle a employés, - la prière
avant tout et en tout ;... et de la puissance de son intercession - Jésus
ne peut guère plus dire " non " à sa grand'mère
qu'à sa mère, - quel réconfort pour les parents chrétiens
! Sainte Anne fait mieux comprendre la parole : " Cherchez avant
tout le règne de Dieu et sa justice... " ; elle fait mieux
aimer le dévouement et l'abnégation personnelle ; elle inspire
le respect et l'affection envers les vieillards.
Cette dévotion fait apprécier et réussir le devoir
d'état, si modeste soit-il ; elle le fait accepter et accomplir
avec soin, avec allégresse, comme étant l'expression de
la volonté de Dieu et la source du mérite éternel.
II faut croire qu'on avait compris au Moyen-Age et dans la suite cette
aide précieuse, puisqu'un si grand nombre de travailleurs avaient
choisi notre Sainte comme Patronne et la fêtaient avec une ardente
émulation.
Enfin, et pour tout dire, il n'est sorte de grâces que Sainte Anne
n'obtienne à ses suppliants ! Partout où on l'invoque avec
confiance se réalisent les paroles de Léon XIII érigeant
l'Archiconfrérie de Beaupré : " Dans ce temple, les
pèlerins venus en foule des contrées les plus éloignées
obtiennent des faveurs innombrables et des miracles éclatants.
" Nulle limite, pas plus à la beauté des grâces
départies qu'à leur nombre !
C'est donc l'évidence même qui nous amène à
conclure : Celui qui aime et honore Sainte Anne se procure une grande
abondance de grâces de choix, la persévérance finale,
la prédilection de Jésus, Marie et Joseph ; celui qui répand
autour de lui ce culte si salutaire exerce la charité fraternelle
la plus efficace et emploie un moyen des plus puissants et attrayants
pour la conversion des pécheurs.
" Croyez-moi, mes frères, disait le pieux abbé Trithème,
déjà cité : si vous aimez la Fille, il faut aimer
aussi la Mère ; sans celle-ci, vous n'auriez pas celle-là
! Voyez comme Dieu lui-même l'honore : ses miracles se comptent
par les jours de l'année... Si vous ne recevez pas le prompt secours
que je vous promets, ne me taxez pas de mensonge ; n'accusez que votre
manque de confiance... Qui possède sainte Anne comme avocate auprès
de Dieu n'a plus rien à craindre des difficultés d'ici-bas.
"
Mais voici, pour le présent opuscule, un splendide bouquet spirituel
: ce sont les paroles du cardinal Villeneuve, archevêque de Québec,
dans une lettre pastorale du 31 mai 1937 :
" Qu'ils recourent à Sainte Anne, les pères et mères
de famille, pour puiser, au foyer d'Anne et de Joachim, modèle
et formateur du divin foyer de Nazareth, l'exemple des vertus domestiques
! Qu'inspirés et pour ainsi dire guidés par son image, ils
infusent dans l'âme de leurs enfants la charité, la piété,
la justice, toutes les vertus dont fut orné ce foyer ! Qu'ils recourent
à elle, les pauvres et les miséreux, pour comprendre qu'il
est sur terre d'autres bien que les richesses périssables, et que
la pauvreté sereine et résignée est encore ici-bas
le meilleur gage de la paix et du bonheur à venir ! Qu'ils recourent
à elle, tous ceux à qui les sentiers de la vertu semblent
difficiles et rudes, afin de poursuivre sans défaillance la montée
vers les sublimes hauteurs du ciel ! Qu'ils recourent à elle, ces
membres de notre chère Action catholique, ces chrétiens
fervents qui ont à coeur le salut de leurs frères, afin
d'obtenir cette plénitude de leurs efforts, pour la stabilité
de leurs apostoliques conquêtes !
" Recourons à Sainte Anne, non seule-ment dans la douceur
de nos foyers... mais aussi en prenant le chemin de son pèlerinage,
pour goûter à ses pieds, dans le lieu même de ses plus
abondantes bénédictions, la douceur d'aimer et de servir
le Seigneur. "
O bonne Sainte Anne, ajouterons-nous encore à notre tour, apprenez-nous
vous-même à vous considérer comme notre céleste
Grand'Mère ; à recourir à vous en vrais petits enfants,
puisqu'il nous faut réaliser le précepte du divin Maître
: " Si vous ne devenez semblables aux tout-petits, vous n'entrerez
pas dans mon royaume " ; apprenez-nous à vous parler avec
un respect, un amour, un empressement, un abandon, une joie plus que filiale
; afin d'arriver un jour tout près de vous et de jouir de votre
tendresse, ô notre Chère Sainte Grand'Mère, selon
la promesse de Jésus : " Celui qui se fait le plus petit sera
aussi le plus grand dans le royaume des cieux. "
Mme-Mr Roger TORRES - 5 rue des Charmettes - 34680 St
Georges d'Orques
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