boulevard Guillemin - Alger

Le collège classique et moderne de jeunes filles de la rue Lazerges est transformé en lycée national
Echo du 9-7-1952 - Transmis par Francis Rambert
oct.2023

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Le collège classique et moderne de jeunes filles de la rue Lazerges est transformé en lycée national

Par décret en date du 5juillet 1952, le Collège classique moderne et technique de jeunes filles, sis rue Lazerges, à Alger, est transformé en lycée national. Il continue à être géré au nom et pour le compte de l'État. La composition du personnel administratif de cet établissement demeure inchangée.

C'est un des plus anciens établissements scolaires de Bab-el-Oued qui devient ainsi le sixième lycée d'Alger. Nul doute que cette nouvelle sera accueillie avec raveur par la population de ce quartier.

Il y avait, en effet, à Alger, trois lycées de garçons : Bugeaud (Place Jean-Mermoz), Gautier (rue Hoche), Ben-Aknoun, et deux lycées de filles : Delacroix (rue Charles-Péguy et Fromentin (avenue Jonnart). Le Lycée Lazerges vient compléter la liste

C'est une décision du gouverneur général en date du 31 juillet 1923 qul avait créé l'E.P.S. de filles de la rue Lazerges. Cette création avait été préalablement approuvée par le conseil municipal d'A1ger -le maire de l'époque était M. Raffi - au cours de la séance publique du 16 avril 1926. Le débat avait été animé, certains conseillers estimant - nous manquions déjà d'écoles - qu'il était plus urgent de créer de nouvel las écoles primaires.
Cependant, le rapport de M. Pestre, adjoint, fut adopté à la majorité. Ce rapport concluait à la création de dix cours complémentaires et de deux E.P.S, l'un de gardons, au Champ-de-Manoeuvre, l'autre de ?lles. rue Lazerges. A cette époque là, i1 n'y avait à Alger que deux écoles primaires supérieures ; leur nombre était doublé par la décision du gouverneur général du 31 juillet 1926.

C'est après la dernière guerre que les E.P.S. prirent l'appellation de collèges modernes. Ils continuèrent cependant d'être entretenus par la ville de même que les écoles communales : conciergerie, nettoiement, travaux d'entretien, petites fournitures, aide aux élèves.

Depuis le 1er Juillet l951, ces charges relèvent de l'Académie, marquant un pas dans l'évo1ution de ces établissements.

En devenant lycée, le collège de la; rue Lazerges doit, en principe, changer de personnel enseignant en raison des diplômes exigés. Le décret du 5 juillet 1952 le spécifie d'ailleurs indirectement en précisant que le personnel administratif de l'établisgement demeure inchangé


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TEXTE COMPLET SOUS L'IMAGE.
3°/BOULEVARD GUILLEMIN
BOULEVARD GUILLEMIN

Le gouverneur Naegelen a inauguré le nouveau bureau de bienfaisance d'Alger
" Cette œuvre est une modeste part de l'œuvre immense réalisée par la France en Algérie " a dit M. Legendre
" En posant la première pierre d'un édifice on n'ose espérer pouvoir couper le ruban symbolique de
l'inauguration quelques mois après. " a déclaré. hier, en fin de matinée, M. le ministre M.-E. Naegelen. gouverneur général de l'Algérie, au cours de la cérémonie inaugurale du nouvel hôtel du bureau de Bienfaisance européen de la ville d'Alger.
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Au mois de juin 1948, boulevard Guillemin. M. le ministre Naegelen, procédait, en effet, à la pose de la première pierre de ce bâtiment. En novembre le premier coup de pioche était donné.

Ainsi, quatorze mois après l'ouverture effective du chantier, un immeuble moderne s'élève sur l'emplacement d'un Jardin public cédé généreusement par le conseil municipal au bureau de Bienfaisance.

Le Gouverneur prend la parole

Le gouverneur Naegelen, au cours de son allocution, n'a pas caché toute sa satisfaction.
" Nous avons admiré, a-t-il dit, le souci de clarté, de commodité, qui ont présidé à la construction
de cet hôtel, rompant enfin avec la tradition regrettable qui veut que l'on fasse du laid, du malpropre quand il s'agit des pauvres.

Aussi, je tiens à féliciter les réalisateurs de cette œuvre qui montre aux sans ressources qu'ils sont des hommes comme les autres, leur faisant aussi concevoir une façon de vivre plus belle..."
Cette cérémonie a revêtu un caractère solennel à un double titre. L'inauguration du nouvel hôtel coïncidait avec le centenaire du bureau de Bienfaisance européen de la ville d'Alger.

L'effort d'un siècle

M Legendre, vice-président de la commission administrative de ce bureau, a rappelé, dans son discours, la création et les diverses étapes de cette œuvre, au bilan impressionnant, " une des plus belles institutions de la République : les établissements publics communaux d'assistance... "

Instruits par l'exemple de ceux qui n'ont eu de cesse " que réaliser, toujours réaliser, et dans le seul intérêt des déshérités de la vie "›, nous éprouvons la légitime fierté, a conclu M. Legendre, en ayant fait édifier ce bâtiment, d'avoir participé, dans une modeste mesure, certes, mais de tout notre cœur, à l'œuvre immense réalisée par la France en Algérie.
Le Gouverneur général a fait remarquer que quand on écrivait l'histoire d'un pays, on évoquait toujours ses guerres, sa vie politique, parfois ses arts.

Mais n'est-ce pas la vie d"un pays, a-t-il poursuivi, que cet effort d'un siècle, consacré à atténuer la misère des hommes..., à. faire des heureux !...

Il nous arrive souvent d'inaugurer des œuvres destinées a venir en aide aux miséreux, c'est certainement la plus belle réponse que l'on puisse faire aux éternels détracteurs dans ce pays

" Gardons la foi en l'avenir " dit M. Gazagne

M. Gazagne, maire d'Alger, dans son discours, a donné certains chiffres qui prouvent bien toute l'importance du bureau de bienfaisance et. aussi. sa saine gestion, à laquelle président MM. Legendre, Sansonnetti, doyen de la commission administrative ; Sempéré, le docteur Gauthier-Saliège, Giraudon, Loffredo, de la municipalité ; enfin. MM. Lebar, Morali Lévy-Bram, Saffar.

En 1939, le budget du bureau se montait à 3 millions, en 1950, à plus de 46 millions de francs. D'autre part, le taux maximum des secours mensuels en argent passait de 60 fr. en 1939 à 2.000 fr. en 1949 ; les secours d'allaitement de 60 fr., servis pendant les 11 premiers mois de l'enfant en 1939, sont aujourd'hui de 800 fr. et payés durant 18 mois ; les 15.000 francs de bons de repas distribués en 1939 atteignent 500.000 francs en 1949.

Et, dans leur ensemble, les dépenses globales d'assistance se sont élevées, pour l'année 1949, à environ 32 millions de francs. contre 1 million 500.000 francs en 1939. Tous ces chiffres représentent près de 20 fois ceux de 1939.

" Gardons la foi en l'avenir, a poursuivi M. Gazagne, en souhaitant pouvoir réaliser le plan d'action sociale : création d'un restaurant d'entr'aide, rue Molière et institution d'un centre d'accueil pour vieillards... "

Les personnalités

De nombreuses personnalités civiles et militaires assistaient a cette manifestation : M. Soum, secrétaire général adjoint au Gouvernement général ; Mme Charles-Vallin, vice-présidente de l'Assemblée algérienne ; MM. Fourment, Bélaïche, délégués à l'Assemblée algérienne ; le
général Préaud, commandant la Xème R.M. : le général Laurent, commandant la Division d'Alger ; MM. Gau, recteur ; Lavaysse, secrétaire général de la Préfecture ; Vialas, Gardel, du Gouvernement général ; Aït-Ali, vice-président du Conseil général ; Lestrade-Carbonnel, Mahieddine, Halimi, conseillers généraux ; les colonels Degurse, d'Air-Algérie, et Schurck, de la 5ème R.M. ; Mgr Leynaud, archevêque d`Alger ; Mgr Poggi : les représentants des cultes musulmans ; M. le grand rabbin : Mlle Lung. président de la Croix-Rouge ; MM. de Tocqueville, Ribes, Zittel et de nombreux membres du Conseil municipal, etc...