EN
PLEIN DÉSERT A 500 KILOMÈTRES DE COLOMB-BËCHAR
Michel AUCLAIR, DALIO, Dany CARREL
et Emma PENNELLA tournent Trois hommes vont mourir
UNE VÉRITABLE EXPÉDITION A DU ÊTRE ORGANISÉE
POUR RÉALISER CE FILM
En plein désert, à 500
kilomètres de Colomb-Béchar, quatre hommes vivent une
folle aventure. Un garçon qui ne pense quà trouver
des gisements chimériques dans le Sahara... Un musicien en chômage...
Un bagnard évadé... Et puis aussi un jeune officier méhariste
qui part à leur recherche avec son escadron.
Le destin auquel sest mêlé lamour les a réunis
là, dans les territoires inconnus, aux prises avec la peur, la
soif, la folie de lor. Cest cette dernière qui ne
fera retrouver à lescadron que trois cadavres... mais aussi
une tribu de farouches guerriers, derniers descendants du fameux Sultan
Noir, dont lofficier gagnera lamitié.
Cette aventure saharienne est celle que vivront pour nous sur les écrans,
les interprètes de « Trois hommes vont mourir ».
film franco-espagnol en Eastmancolor. que René Chanas tourne
actuellement près de Béni-Abbès.
Lidée lui en est venue comme il nous le contait lors de
son passage à Alger, à la suite dune anecdote qui
lui fut rapportée en 1951 par un vieux Saharien. Un message avait
été découvert dans un bidon enfoui dans un trou
deau du Tanezrouf, laissant entendre quun sous-officier
avait relevé en 1927, les traces dune tribu inconnue...
A lépoque on parlait aussi de la découverte de riches
gisements dans un défilé de lOujarta...
Pour le réalisateur de « LEscadron Blanc »,
un homme qui connaît et aime notre Sud, ces deux idées
ont été la source de lhistoire quon vient
de lire : dans un décor mystérieux et désertique,
sous un ciel lumineux, implacable à une rude aventure.
Cela commença un beau jour de février dernier, lorsque
le Bréguet deux-ponts régulier Paris-Colomb-Béchar
déposa en plein désert toute léquipe partie
dOrly le matin même. Michel Auclair, Marcel Dalio, Marc
Cassot, Raymond Cordy, Dany Carrel, Marcel Rouze et leurs camarades
espagnols Emma Pennella, Ferando, Sancho et Julio Penas, nétaient
pas pour autant à pied
duvre. Cest toute une caravane de jeeps et de chameaux
qui les enfonça au « pays de la peur » avec
le matériel : 148 caisses, soit plus de deux tonnes et demie
de bagages nécessaires à lexpédition.
Aujourdhui un camp où règne une discipline quasi
militaire sest dressé sur les lieux du tournage.
Vivres et réserves deau sont acheminés par les soins
de larmée ; la Légion saharienne soccupe de
la petite communauté. A leur retour les jeeps assurent le transport
dans des caisses isothermiques, de la pellicule de couleur qui risque
la destruction à plus de 12°...
Si René Chanas, grand maître du film, dirige les opérations
en vieux blédard, il sest cependant adjoint un conseiller
technique des plus qualifiés en la personne du général
Quenard, commandant le territoire.
De plus il a fallu monter toute une tournée dinspection,
sous la direction du capitaine Lepage, commandant le fort de Béni-Abbés,
pour rechercher la tribu nommée « Reghiba »
qui tourne dans le film...
Les vrais Sahariens et le cinéma font bon ménage...
Les extérieurs sachèvent, bientôt René
Chanas nous reviendra à Alger où il compte tourner encore
quelques « scènes ». Puis ce sera Paris, les raccords
et le montage
« Trois hommes vont mourir » sera prêt à porter
sur les écrans du monde une belle aventure et le ciel lumineux
de notre Algérie.