Lettre ouverte
VERITAS
Comité National pour le rétablissement de la vérité historique
Sur l'Algérie française
Association loi 1901 N° 1100674
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sur site le 13-10-2005

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Fronton, le 23 juin 2005

Monsieur Michel VAUZELLE
Président du Conseil Régional
Provence-Alpes-Côte-d'Azur

Monsieur le Président,

Lors d'un récent voyage en Algérie, au cours duquel, en présence de M. Colin de Verdière. Ambassadeur de France à Alger, vous avez signé, au nom de la Région que vous présidez, un accord d'amitié et de coopération, vous avez livré à la presse algérienne vos observations sur les 130 ans de présence française dans ce pays.
Quoi de blâmable à cela, si ce n'est votre commentaire sur la loi d'Etat française du 23 février 2005 portant reconnaissance de la Nation en faveur des rapatriés : " II est saugrenu de donner un aspect positif aux actes inadmissibles de la colonisation " (sic).
II est facile de toréer, en ayant pour cap les médias auxquels le taureau n'a pas accès, mais, au contraire, il faut du courage pour accepter de des-cendre dans l'arène afin de combattre à armes égales.
Alors, à quand, Monsieur le président, un débat à la télévision avec VERITAS pour expliquer aux Français quel était le rôle exact de vos amis, socialistes et communistes, surnommés les " porteurs de valises " ?
Auriez-vous le courage, Monsieur le Président, de leur dire qu'ils quêtaient et transportaient des armes pour le FLN, ennemi de la France, qui servaient pour mieux tuer le petit soldat français ?
Aujourd'hui, comment les hommes politiques entendent-ils rendre hommage à leur propre pays ?
Est-ce en laissant insulter les Harkis, soldats français, par un ancien chef
terroriste FLN qui, sans la France pataugerait encore dans les marécages de la Mitidja, des peaux de chèvre comme chaussures et vêtu de haillons ?
Est-ce en recevant, à la Télévision française, Mme Zorah Driff, poseuse de bombes, ayant fait de nombreux morts et blessés, condamnée à mort puis libérer par De Gaulle ?
Est-ce en la laissant cracher abrupte-ment son venin de mensonges au vu et au su de milliers de téléspectateurs français ?
Est-ce ainsi que vos amis politiques, qu'ils soient socialistes, communistes ou gaullistes, défendent l'honneur de la France ?
Auriez-vous le courage d'avouer aux Français que leur idole, Charles de Gaulle, a violé de multiples fois sa propre Constitution, notamment le 8 avril 1962, en refusant aux Français d'Algérie le droit de se prononcer sur leur propre destin alors que tout vote sectoriel est légalement entaché de nullité ?
Auriez-vous le cran de reconnaître que Charles De Gaulle a délibérément violé l'article 89 de la Constitution Française lequel interdit toute consultation référendaire lorsqu'il s'agit de l'intégrité du territoire national ?
Pourriez-vous contester le fait que le Chef de l'Etat français s'est ainsi rendu coupable de Haute Trahison ? Nieriez-vous aussi les centaines de Français morts martyrisés, exécutés par ordre du Chef de l'Etat ? Approuvez-vous le massacre, le 26
on vient récemment de soutenir une thèse sur la torture durant la guerre d'Algérie à partir de documents sonores. L'Université a enfin admis que cet ensemble de témoignages était essentiel
II s'agissait de juger de l'intérêt des sources audiovisuelles. Mais on remarquera que, quand on évoque les tortures de la
mars 1962, de femmes, d'enfants, de vieillards français défilant dans la dignité en portant des drapeaux français et en chantant la Marseillaise, abattus dans le dos par des armes françaises tenues par une prétendue Force de l'Ordre Française ?
Pourriez-vous expliquer aux Français pourquoi, à Oran, le 5 juillet 1962, plus de 3000 Français furent poursui-vis, au faciès blanc, et assassinés dans les conditions de la barbarie la plus atroce alors que plus de 20 000 soldats français restaient consignés dans leurs casernes par le Général Katz, agissant sur ordre direct et express de Charles De Gaulle ?
Pourriez-vous dire aux Français que Charles De Gaulle n'a jamais proposé au peuple d'Algérie les trois options auxquelles il s'était engagé aux yeux du Monde, à savoir la ???? (mot à confirmer) , la coopération ou l'indépendance ?
Se contenter de nous bâillonner, ou de n'opposer à nos arguments qu'un silence méprisant, ne serait pas autre chose qu'un aveu de votre propre culpabilité.
A vous lire ou à vous rencontrer, Veuillez croire, Monsieur le Président, à ma parfaite considération.

Joseph HATTAB-PACHA
Président de VERITAS
Ancien maire de la Casbah
Ancien conseiller général et dernier Président du Conseil Municipal d'ALGER.