Mohamed DUVAL, le Cardinal Rouge, nous a trahis !
Lucienne Pons, née le 1er Juin 1934 à Cherchell

sur site le 10-2-2007

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Par cet article destiné à faire connaître à nos jeunes générations quels sont ceux et non des moindres qui ont soutenus et favorisés les crimes du FLN et des partisans de l’Indépendance Algérienne, en sortant du cadre de leur mission pour bassement se prosterner aux pieds des criminels, je citerai en premier lieu Monseigneur Duval, ensuite nommé Cardinal par Rome qui l’a toujours soutenu dans ses prises de positions politiques dont le moins qu’on puisse dire est qu’elles allaient à l’encontre des intérêts de la France et qu’elles soutenaient le FLN nos ennemis.

Donc à tout Seigneur tout honneur permettez moi de vous présenter en deux paragraphes Le Cardinal DUVAL :

§ 1 - article publié dans la presse Algérienne en Mai 2006 à l’occasion du 10me anniversaire de sa mort

Au nom de la paix... par A . Benchabanne (Mai 2006)

« « Figure majeure de l’Eglise d’Algérie au XXe siècle, Léon-Etienne Duval est né à Chenex (Haute-Savoie) en France, le 9 novembre 1903. Il fait ses études au Grand Séminaire d’Annecy, puis au Séminaire français de Rome où il obtient, en 1927, un doctorat en théologie.

Le 18 décembre de la même année, il est ordonné prêtre à la basilique Saint-Jean de Latran. Vicaire pendant deux ans à La Roche, il deviendra ensuite professeur, économe et maître de cérémonies au Grand Séminaire d’Annecy de 1930 à 1942.

Après avoir occupé les postes de vicaire général et de directeur des Œuvres diocésaines d’Annecy, le pape le désigne, en 1947, évêque de Constantine et d’Annaba.

Quelques mois avant le déclenchement de la guerre de Libération nationale, soit le 25 mars 1954, Mgr Duval est transféré au siège archiépiscopal d’Alger. Accueilli place Lavigerie, il dira lors de son discours d’intronisation : « La vraie civilisation doit être conçue en fonction des êtres les plus déshérités de la société, les plus pauvres, des plus souffrants, des plus malheureux. Ainsi le veulent les exigences de la charité sans laquelle il n’y a pas de salut pour le monde... » Guidé par l’humanisme et le devoir évangélique de vérité, Mgr Duval ne se gênait aucunement à dénoncer le système colonial et ses injustices. En 1956, il se prononce, contre vents et marées, en faveur de l’autodétermination des populations d’Algérie. Celui qui sera plus tard cardinal avait vécu cette guerre au plus profond de lui-même. Entre la nécessaire présence auprès des chrétiens d’Algérie et sa sensibilité au combat des militants algériens en lutte pour l’indépendance, le choix devait être délicat. Dans ces moments difficiles, Mgr Duval prêche la charité fraternelle et condamne vigoureusement le recours à la torture qu’il a considéré, à juste titre, comme une grave atteinte à la dignité et à l’intégrité physique de la personne humaine. Ses prises de position lui valent des hostilités, parfois agressives, de l’administration coloniale et de la population européenne. Les généraux français, qui le contestent, le surnomment « Mohamed Duval ». Ces derniers sont allés plus loin en demandant son expulsion. Toutefois, Mgr Duval avait le soutien du Saint-Siège tout comme il avait trouvé un appui solide auprès de la population musulmane.

Après l’indépendance, le pape Paul VI le nomme, en 1965, cardinal, à la grande joie non seulement des chrétiens, qui avaient voulu se mettre au service de la jeune nation, mais aussi des Algériens qui connaissaient son dévouement à leur cause. Les hautes autorités du pays accueillent cette distinction comme une reconnaissance méritée. D’ailleurs, à son retour de Rome, il est reçu avec les honneurs officiels. Bien qu’il n’ait pas le nombre requis d’années de présence en Algérie, il reçoit, sans l’avoir sollicitée, la nationalité algérienne en 1966. Ce geste se voulait un hommage des autorités algériennes à l’égard de Mgr Duval. « Lorsque je suis venu en Algérie, il y a 18 ans, je suis venu pour y passer le reste de ma vie en me consacrant entièrement au pays », avait-il expliqué. Pendant les premières années de l’indépendance, il s’intéresse à de grandes questions, notamment, le droit au développement, les relations Nord-Sud, les droits des émigrés en France, ceux des Palestiniens et des Libanais au Moyen-Orient.

Le cardinal Duval, qui devait prendre sa retraite en 1978, est retenu par le pape Jean-Paul II qui lui demande de rester deux ans de plus. En 1980, il est reconduit une nouvelle fois dans ses fonctions, mais il est désormais secondé par un archevêque-coadjuteur, ayant droit de succession, Mgr Teissier, anciennement évêque d’Oran. En 1988, le pape Jean-Paul II finit par accepter sa retraite vu son âge avancé et sa fatigue due à ses efforts pour la paix, la tolérance et les causes justes. « Qui que nous soyons, essayons de comprendre les douleurs de ceux que torture la faim, les angoisses de la multitude des sans-abri et des sans travail, la détresse de ceux qui souffrent dans leur dignité humaine... il faut retrouver le chemin des cœurs. Nous ne dirons jamais assez que l’amour peut tout sauver... », A-t-il observé.

Le cardinal est douloureusement affecté par le terrorisme qui a frappé l’Algérie durant les années 1990. La barbarie n’a pas pour autant amoindri sa volonté de ramener les gens à la raison. « Ma longue fidélité à l’Algérie me fait, aujourd’hui, le devoir d’ouvrir publiquement mon cœur. Au moment où l’angoisse se manifeste avec une horreur toujours croissante dans le pays, triste conséquence d’un débordement effroyable de violence injuste, j’appelle tous les hommes de cœur à travailler avec force et détermination à un renouveau de confiance. L’Algérie ne périra pas », a-t-il affirmé au moment où l’Algérie était prise dans l’étau intégriste. Le cardinal Duval meurt le 30 mai 1996 à l’âge de 93 ans. Il est enterré dans la basilique de Notre-Dame d’Afrique.

(Fin de l’article d’A. Benchabane)

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Note de Lucienne PONS : Le mois de Mai 1996 en Algérie a été marqué par l’assassinat des Moines de Tibhirine le 21 Mai 1996, et le 30 Mai 1996 par le décès du Cardinal DUVAL ; Il me parait utile de retracer chronologiquement ces évènements :

--CHRONOLOGIE des événements qui ont précédés et suivis la mort DU Cardinal DUVAL :

- Du 27 MARS au

- 27 MARS : Enlèvement de sept moines à Tibhirine.

- 28 MARS : Paris demande à Alger de tout mettre en œuvre pour libérer les moines.

- 14 AVRIL : Le Pape Jean-Paul II, en voyage à Tunis, exprime sa préoccupation au sujet des moines de Tibhirine.

- 26 AVRIL : Publication à Londres, dans le journal saoudien Al-Hayat, du communiqué 43, signé par l'émir suprême du GIA, Djamel Zitouni, justifiant l'enlèvement des moines et posant les conditions de leur libération.

- 28 AVRIL : Plus de 2 000 personnes prient à Notre-Dame de Paris avec des responsables de différentes religions.

- 30 AVRIL : L'ambassade de France à Alger reçoit une cassette audio confirmant que les moines sont toujours vivants.

- 7 MAI : Le Conseil national des imams de France publie une fatwâ déclarant " l'illégalité de l'agression contre les moines. "

9 MAI : Les autorités françaises affirment qu'elles ne négocieront pas avec les terroristes.

21 MAI 1996 : Les moines sont égorgés, selon le communiqué 44 du GIA.

23 MAI : Radio Medi 1 annonce la mort des moines, après avoir reçu par fax le

Communiqué 44 du GIA.

26 MAI : Le journal La Croix rapporte que les têtes des moines ont été retrouvées. Les cloches de toutes les églises de France sonnent le glas en mémoire des moines.

27 MAI : Publication du testament spirituel de Christian de Chergé par le journal La Croix le jour de la Pentecôte.

28 MAI : Plus de 10 000 personnes se rassemblent au Trocadéro pour une " manifestation de solidarité et de protestation nationale " organisée par François Bayrou.

30 MAI : Décès du Cardinal Duval. Le gouvernement algérien annonce que les dépouilles des moines ont été retrouvées.

2 JUIN 1996 : Messe de funérailles des sept moines et du Cardinal Duval à la basilique Notre-Dame d'Afrique.

4 JUIN 1996 : Enterrement des moines à Tibhirine.

16 JUILLE1996 : L'émir du GIA, Djamel Zitouni, est tué dans une embuscade.

1er AOUT 1996 : Assassinat de l'archevêque d'Oran, Pierre Claverie.

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Avant le § 2 note de Lucienne : Je viens de trouver repris et retranscrit sur le site de l’Eglise Catholique en Algérie un interview du Cardinal DUVAL publié en décembre 1993 par le Journal Algérien EL KHABAR ; Il est navrant de constater à la lecture de cet article que pas une seule fois il n’a été question pour Monseigneur DUVAL d’évoquer les civils français et français musulmans, adultes et enfants, et les militaires et harkis, victimes des crimes odieux du FLN commis de 1954 à 1962 , par arme blanche, viols et égorgements, mitraillage par armes à feux et dépôt de bombes dans des lieux publics. Toute sa compassion va au FLN.

Dans ce reportage transpire la sinistre mentalité de cet odieux personnage puisque c’est sa propre parole qui y est retranscrite, Monseigneur Duval dénoncent les militaires et l’OAS, mais il oublie de préciser que le mouvement OAS n’a vu le jour qu’en 1961, un an avant l’indépendance et que certains des faits que l’on reproche à ce mouvement ne leur sont pas imputables : certains FLN et barbouzes œuvraient dans l’ombre avec l’appui du Gouvernement Français de l’époque pour commettre des attentats qui ensuite étaient portés à l’actif de l’OAS pour la discréditer.

Le moins que je puisse dire c’est que Monseigneur Duval de son vivant n’a jamais été franc du collier avec nous, qu’il n’a jamais eu un mot de compassion ni une prière pour les Français d’Algérie, pour les militaires français et les harkis, qu’il s’est fait gloire de soutenir et de glorifier injustement et à outrance le FLN pendant la guerre d’Algérie et ensuite de plébisciter les gouvernants de L’Algérie indépendante en acceptant la nationalité Algérienne que ceux-ci lui ont offerte en 1966 sur un plateau d’argent en récompense de ses ‘bons et loyaux service’ à leurs profits. Par la suite, il s’est employé, drapé dans l’honorabilité que lui conférait ses fonctions religieuses, à réclamer pour les immigrés Algériens des droits en France mais essentiellement pour ceux sympathisants FLN

Trois ans avant sa mort en 1993 dans une interview accordé au Journal El Khabar (reprise dans le site internet de l’Eglise Catholique d’Algérie) le Cardinal par ses déclarations « persiste et signe ». Nous pouvons relever dans cette interview que dés son arrivée à Constantine en 1947 il avait rencontré des militants anti-français dont un haut responsable du sinistre Parti populaire Algérien. C’est donc non pas seulement pendant la guerre d’Algérie qu’il a manifesté sa sympathie et son soutien aux ennemis de la France mais dès son arrivée en Algérie en 1947 et qu’il a vers la même époque rencontré des membres religieux de l’Association des OULEMAS, nos pires ennemis et les pires ennemis des musulmans tolérants. Nous pouvons relever aussi que le Cardinal DUVAL, d’après lui-même, avait fait librement son choix en son temps et aussi qu’il a suivi « les directives du Pape, et le Pape est à Rome » selon ses propres déclarations

.

Ainsi d’après le Cardinal DUVAL, Rome était à ses côtés, invention de sa part pour crédibiliser et « sanctifier » son inqualifiable choix ou triste réalité ?

Quoiqu’il en soit pour compléter ma présentation du Cardinal DUVAL, je vous invite donc à lire un article du Journal El Khabar, publié en 1993 et figurant aussi sur le Site actuel Internet de l’Eglise Catholique en Algérie un deuxième paragraphe

§ 2 – retranscription de l’ Article publié par le Journal El Khabar en 2006 à l’occasion du 50me anniversaire du 1er Novembre 1954 début des crimes et des attentats commis contre la France et les Français pudiquement qualifiés dans l’article sous l’expression générique « des évènements » - tel que cet article figure sur le site Internet de l’Eglise Catholique en Algérie sous le titre :

« Le Cardinal Duval et la guerre d'Algérie »

« « A l’occasion du 50ème anniversaire du début, le 1er novembre 1954, des événements qui allaient conduire à l’indépendance de l’Algérie, nous publions une interview du Cardinal Léon-Etienne Duval (1903-1996) parue dans le journal « El Khabar » en 1993. Le Cardinal Duval, qui fut archevêque d’Alger de 1954 à 1988, revient sur ses prises de position courageuses pendant cette guerre.

El Khabar : On dit que vous avez épargné à l'Algérie, à une certaine époque, et particulièrement à la période coloniale, beaucoup de tragédies, selon le témoignage du colonel Azeddine. Quelles sont les raisons de votre présence aux côtés des Algériens ?

Le Cardinal Duval : A mon arrivée en Algérie en 1947, j'ai découvert les différences entre les riches et les pauvres, et parmi les pauvres, il y avait des musulmans. Il y avait des différences entre les Français et les Algériens musulmans. Lors du déclenchement de la révolution du 1er novembre 54, j'ai découvert que le problème était politique, et qu'il fallait arriver à l'auto-détermination.

El Khabar : Le 17 janvier 55, vous avez dénoncé la torture contre les Algériens, dans une déclaration qui devait être lue dans les églises, mais votre déclaration est restée trois semaines sur votre bureau, et ne fut pas publiée (.)

Le Cal Duval : J'ai écrit ma déclaration contre la torture le 1er janvier, et elle est restée dans mon bureau car je voulais demander l'avis de mes conseillers, et ils ne m'ont répondu qu'au bout de trois semaines (…)

El Khabar : Qui était derrière vos déclarations contre la torture, et votre exigence du respect de la dignité de l'homme ? L'évêque Duval, ou Duval le chrétien ?

Le Cal Duval : C'était l'évêque, mais l'évêque est un chrétien, et on ne peut pas séparer l'évêque du chrétien.

El Khabar : La critique que vous avez faite des autorités coloniales en dénonçant la torture n'avait-elle pas pour but de défendre la présence de l'Église en Afrique du Nord ?

Le Cal Duval : C'était pour défendre l'homme, et ainsi je défendais aussi l'Église.

El Khabar : Mais par ailleurs, ne constate-t-on pas que l'administration coloniale lie toujours sa mission en Algérie et ailleurs à la protection et à la défense de la religion catholique ?

Le Cal Duval : L'administration coloniale ne servait pas le christianisme. Elle servait la France. Certains étaient chrétiens, mais pas tous. Parmi les chrétiens, il y avait des non-pratiquants.

El Khabar : Qui était derrière les violentes critiques dirigées contre votre personne par certains journaux pendant la période coloniale, au point qu'on vous a surnommé Mohammed Duval, et Duval le communiste ?

Le Cal Duval : Elles sont venues de personnes qui pratiquaient la politique de violence, de l'OAS.

El Khabar : Pourquoi étiez-vous la victime de ces critiques ?

Le Cal Duval : Parce que je défendais l'homme et donc les Algériens. Je disais qu'ils avaient des droits et que nous devions les respecter. Ces droits, la police ne les respectait pas toujours. De même, certains dans l'armée française ne respectaient pas les droits des personnes.

El Khabar : Quand vous dites que certains dans l'armée française ne respectaient pas les droits des personnes, est-ce à dire que d'autres, les respectaient ?

Le Cal Duval : Il y a eu des hommes dans l'armée qui se distinguèrent par leur courage, et refusèrent d'appliquer des ordres venus des milieux violents (.)

El Khabar : Constantine est la première ville où vous êtes arrivé en 47. Y avez-vous rencontré des militants du mouvement algérien ?

Le Cal Duval : Dès mon arrivée à Constantine, j'ai rencontré entre autres personnes un haut responsable du P.P.A.

El Khabar : Avez-vous rencontré des membres de l'Association des Oulémas ?

Le Cal Duval : A l'époque, Ben Badis était mort, mais j'ai connu son père et son frère, ainsi que des membres de l'Association des Oulémas.

El Khabar : Quelle idée vous êtes-vous faite du mouvement de l'Association des Oulémas de Ben Badis ?

Le Cal Duval : Ses membres, très cultivés, militaient pour le respect de la culture algérienne. Ils se réclamaient du progrès et de l'égalité entre les citoyens.

El Khabar : Tous les évènements tragiques et sanglants dont ont été victimes des Algériennes et des Algériens, comme ceux du 8 mai 1945 et autres, ont-ils été pour quelque chose dans votre engagement pour la justice ?

Le Cal Duval : Quand je suis arrivé en Algérie, tout le monde parlait du 8 mai 1945. Je fus vite convaincu que ce jour resterait dans l'histoire. Je fus aussi témoin de certaines pratiques comme le trucage des élections...

El Khabar : Le 29 novembre 1954, vous avez fait une déclaration dans laquelle vous disiez 'Nous sommes soucieux de répondre à notre mission spirituelle". Est-ce à dire que l'Eglise doit rester neutre ?

Le Cal Duval : Cela veut dire que l'Église ne dépend d'aucun parti politique. Elle dépend de la raison et de la foi.

El Khabar : Vous a-t-on obligé à prendre position aux côtés de l'administration coloniale ?

Le Cal Duval : On m'a laissé libre. J'ai fait mon choix en son temps. Je me suis toujours inspiré de Saint Augustin et Saint Augustin était algérien. J'ai aussi suivi les directives du pape, et le pape est à Rome.

El Khabar : L’Église n'était-elle pas divisée sur la question de la colonisation ?

Le Cal Duval : Oui, il y avait des chrétiens qui marchaient avec la politique coloniale. D'autres étaient indépendants.

El Khabar : On a dit que vous avez adressé une lettre le 19 juin 56 pour demander l'arrêt des exécutions des révolutionnaires algériens à la prison de Barberousse. Vous a-t-on écouté ?

Le Cal Duval : A de nombreuses reprises, j'ai défendu les Algériens mais on ne m'a pas écouté (...)

El Khabar : On dit également qu'à l'époque de De Gaulle, il y a eu beaucoup de répression et de torture.

Le Cal Duval : Je suis intervenu personnellement à de nombreuses reprises auprès de De Gaulle. Il y a les lettres que j'ai envoyées pour déplorer la répression et la torture.

El Khabar : Quand vous comparez l'O.A.S. au nazisme, que voulez-vous dire ?

Le Cal Duval : Leur activité avait pour moteur le mépris d'un peuple. A leurs yeux, un peuple qui n'est pas français mérite le mépris, et c'est pourquoi' je les ai dénoncés.

El Khabar : Lorsque l'Algérie a obtenu son indépendance vous avez choisi de rester et par la suite, de jouir de la nationalité algérienne.

Le Cal Duval : J'ai décidé de rester en Algérie jusqu'à la fin. Et quoiqu'il arrive, je veux rester en Algérie toujours.

El Khabar : Comment vivez-vous la nationalité algérienne ?

Le Cal Duval : Comme tous les Algériens, avec les mêmes sentiments. Je pense à l'avenir de l'Algérie. Je vote comme les Algériens. Je me déplace avec un passeport algérien (...)

El Khabar : Lors des dernières élections législatives, avez-vous accompli votre devoir électoral ?

Le Cal Duval : Oui, comme à toutes les élections précédentes.

El Khabar : Vous avez donné votre voix à qui?

Le Cal Duval : (riant) J'ai donné ma voix à la liberté. J'ai voté dans mon quartier, dans une école. Nous avons attendu longtemps, près d'une heure, car les urnes n'étaient pas là. J'étais parmi d'autres Algériens qui attendaient et on nous a donné des chaises pour attendre.

El Khabar : Comment vivez-vous la violence en Algérie ?

Le Cal Duval : Je suis contre la violence. La justice et l'égalité se gagnent par la raison. Par le dialogue, et pas par la violence.

El Khabar : L’Islam est religion d'Etat. Qu'est-ce qui justifie la présence de l'Église en Algérie ?

Le Cal Duval : S'il y a des chrétiens, il y a l'Église. Si vous voulez qu'il n'y ait pas de chrétiens, il n'y aura pas d'Église. L'État algérien a voulu appliquer la justice. S'il veut appliquer la justice, alors il faut respecter les personnes et leur liberté.

El Khabar : Est-ce que vous sentez ce respect de la part de l'État ?

Le Cal Duval : Oui, il existe. On ne peut pas dire que l'Algérie fait la guerre à l'Église. En Algérie les chrétiens sont respectés. Donc l'Église est respectée (...)

El Khabar : Vous avez dit, il y a quelques instants, que l'Algérie souffre beaucoup. Depuis 1988 est apparu le phénomène de la violence. Quel est votre point de vue en tant qu'Algérien?

Le Cal Duval : En général la cause des guerres est l'injustice et les différences sociales. C'était le cas...

El Khabar, décembre 1993 »

Note de Lucienne : Ma présentation du Cardinal DUVAL réalisée notamment par les propres écrits des « siens » et la relation de « ses propres déclarations » est terminée. Je vous laisse seuls apprécier la gravité de sa trahison commise d’après lui avec la bénédiction du Pape de l’époque.

Ma conclusion qui n’engage que moi :

Le Cardinal DUVAL nous a trahit : en tant que chrétienne et en mémoire des victimes des crimes odieux commis par le FLN ses amis, je ne le lui pardonnerais jamais, et en tant que citoyenne Française encore moins. Il a marché dans la voie de la trahison, du mensonge, de la falsification des faits et par son attitude coupable il a cautionné les assassins et leurs crimes. Il ne mérite aucune prière ni compassion.

Le site internet actuel de l’Eglise Catholique en Algérie honore sa mémoire et suit la même doctrine que celle du feu Cardinal DUVAL.

Il me reste à attirer l’attention sur l’opération de restauration de la Basilique de Notre Dame d’Afrique initiée par le Clergé catholique en place actuellement à Alger et en Algérie en accord (ou actionné ?) par les autorités Algériennes. Je rappelle que le citoyen algérien DUVAL est enterré dans la Basilique. Un appel de don est actuellement lancé par le Clergé d’Alger pour récolter une partie des fonds nécessaire à cette restauration en jouant sur la corde sensible des Français d’Algérie qui à l’occasion de visite en Algérie viennent se recueillir dans la Basilique. Chacun est libre de donner : pour moi c’est NON tant que Mohamed DUVAL occupera une place imméritée dans notre Basilique profanée par la présence de sa sépulture. J’ai tout lieu de croire que la Basilique une fois restaurée sera vouée au culte de Mohamed DUVAL dont certains ont l’outrance de demander la canonisation. J’ai tout lieu de penser aussi que la Basilique sera détournée de sa destination initiale de lieu de culte, de recueillement et de prières pour se transformer en monument touristique. Donc à cet appel de don je réponds NON.

Lucienne Magalie PONS