FRAGMENTS MORCELÉS DE MÉMOIRES ÉVOQUÉS à L’EMPORTE-PIÈCE
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Jean-Claude Perez

Quelques échos du dernier congrès de « Veritas » du 21 septembre passé et d’une remise du « Prix Veritas »

reçu le 26-9-2014 - sept.2014
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 FRAGMENTS MORCELÉS DE MÉMOIRES ÉVOQUÉS à L’EMPORTE-PIÈCE
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Par le docteur Jean-Claude PEREZ,
Quelques échos du dernier congrès de « Veritas »
du 21 septembre passé et d’une remise du « Prix Veritas »

Lors de ce congrès, Madame Geneviève de Ternant a précisé les raisons de l’attribution de ce prix, que j’ai reçu avec plaisir.

Je vous transmets sa déclaration.

« C’est un honneur et une joie de remettre à mon ami le docteur Jean-Claude Pérez le prix Veritas 2014 pour son livre  « L’Islamisme dans la guerre d’Algérie »

A travers ses ouvrages précédents, « Le sang d’Algérie », « Debout dans ma mémoire », et « Vérités tentaculaires sur l’OAS et la guerre d’Algérie », Jean-Claude Pérez a poursuivi une quête de vérité qui est l’objet même de notre association, quête que ce livre poursuit et approfondit et que continue le tome II des « Vérités tentaculaires sur l’OAS et la guerre d’Algérie », « Attaques et Contre-attaques » et ses études transmises par Internet. Il s’agit donc bien là d’un corpus historique et philosophique appuyé sur une documentation importante et une réflexion de plus en plus approfondie.

Mais c’est de ce livre-ci que je vous parle aujourd’hui : « l’islamisme dans la guerre d’Algérie ».

Tout au début de l’ouvrage, l’auteur cite Alexis de Tocqueville qui dénie aux gens de lettres comme aux politiques, la lucidité nécessaire pour écrire l’Histoire et le docteur Pérez de s’interroger naïvement : « à qui faire confiance ? »

A ceux qui font métier d’écrire l’histoire et qui, par idéologie, paresse ou panurgisme la travestissent avec un culot et une terrifiante mauvaise foi pour la plier à la pente douce du politiquement correct, ou bien à ceux qui ont vécu les évènements qu’ils racontent même s’ils n’en saisissent parfois qu’une parcelle ?

Ainsi, constate l’auteur, l’historien devient soit un accusateur, soit un avocat.

En ce qui concerne la guerre d’Algérie et en particulier cette courte période d’environ huit mois, seulement huit mois dans une guerre qui dura huit ans, dans cette courte période donc de l’histoire de l’OAS, il est beaucoup d’accusateurs et peu d’avocats et parmi ce peu d’avocats, moins encore de personnalités assez courageuses pour éviter les faux-fuyants, les demi-plaidoiries, pour dire enfin clair et fort que ce fut l’ultime résistance de la chrétienté face à la barbarie. La chrétienté ? Oui ! Car même athées, libres-penseurs ou francs-maçons, nous étions appelés roumis, nazaréens….

A travers tous ses livres, Jean-Claude Pérez mène  une enquête inlassable : comment, pourquoi en est-on arrivé là ? Pourquoi ce mortel enchaînement ? Comment, pourquoi la voix des victimes est-elle devenue inaudible ? Comment, pourquoi les Algériens fuient-ils leur pays depuis plus de 50 ans pour gagner la France qui leur aurait fait tant de mal ? Comment,  pourquoi les bourreaux du peuple algérien ont-ils essaimé leur sida idéologique  mortel jusqu’aux égorgeurs de Syrie, d’Irak et bientôt de France ?

Jean-Claude Pérez démontre, explique, remonte le temps. Rien n’est inéluctable. La bêtise, l’attentisme, la peur ont enfanté les fruits pourris. Le passé peut-il éclairer non le futur mais le présent ?

Aujourd’hui, le prix Veritas couronne une œuvre forte et dense qui devrait enfin ouvrir les yeux de tous les hommes de bonne volonté. Ce prix que je te remets, Jean-Claude, c’est au frère de combat que j’unis dans mon cœur avec notre ami récemment disparu mais dont la lumière demeure, Pierre Descaves. Nous sommes de moins en moins nombreux, il nous faut donc crier encore plus fort et je compte sur toi ».

Permettez-moi de vous faire connaître ma réponse.

Madame la Présidente, Mesdames, Monseigneur [1] , Messieurs,

C’est un grand honneur pour moi que de recevoir aujourd’hui, le prix VERITAS.

Au-delà de la fierté que j’éprouve et pour laquelle je vous demande de me pardonner, ce que je ressens avant tout, c’est d’être reconnu par ceux de ma terre, plus encore par ceux de mon terroir.

Mais aussi par ceux que j’ai côtoyés durant ces longues années du combat clandestin pour l’Algérie française. Combat que j’ai mené à partir du 5 octobre 1955. Très précisément. C’est-à-dire à partir du jour où, rendu à la vie civile, j’ai ouvert mon cabinet de médecin généraliste. Combat dont il faut dire qu’il est loin d’être terminé.

     Je m’explique : l’Algérie française, en tant que terre regroupant 15 départements français auxquels il faut ajouter l’immensité du Sahara, est morte historiquement, en tant que terre française.

Mais comme je l’écris très souvent, l’Algérie française fut un astre qui a rayonné pendant 130 ans. Comme tous les « ASTRES », il a généré une lumière.

L’astre, en tant que matériau, est mort. Disparu. Mais la lumière qu’il a générée, est encore présente. Les ondes qui la véhiculent, nous parviennent de nos jours, avec intensité.

Et seuls les aveugles ne reçoivent pas le message que transmettent les ondes lumineuses émises par l’astre « Algérie française ».

 

Ce message, quel est-il ?

Il est aujourd’hui quotidiennement exprimé.

En effet, on nous parle comme d’une banalité, d’un état islamiste universel.

On évoque un djihad islamiste, comme une manifestation historique dont personne ne se permet de nier, aujourd’hui, la réalité, et plus encore, de nier la logique.

Tout se passe comme si cette terminologie employée, d’une manière dangereusement banalisée, était anecdotique. Une terminologie affectée d’une grande commodité de vocabulaire.

Surgit alors une question : ce djihad universel, reconnu aujourd’hui, à quelle date a-t-il véritablement commencé ? Je répète la question autrement : quand s’est-il effectivement déclenché ?

Qui l’a annoncé officiellement à la face du monde ?

Eh bien, Mesdames et Messieurs, dans quelques jours, le 1er novembre 2014, cela fera 60 ans que fut annoncé au monde entier, en langage limpide, le démarrage officiel

« du djihad islamiste universel et actuel »

Soyons précis :

Le 1er novembre 1954, au Caire, El Bachir el Ibrahimi cheik, ou Ibrahim Bachir, annonce le soulèvement algérien. Dans sa formulation, il proclame « urbi et orbi » que le combat est engagé sur le territoire algérien, contre la France,

« pour le triomphe de l’arabisme et de l’islam »

C’est une formulation qui revêt un intérêt majeur dans sa signification historique, par le détail des mots employés.

Car ce docteur de la foi coranique, exprime dans un premier temps, qu’il s’agit d’un combat pour l’arabisme et un combat pour l’islam, secondairement,

« pour le triomphe de l’arabisme et de l’islam »

J’aimerai que l’on m’autorise, ma chère Anne, à rapporter brièvement quelques  précisions sur cet épisode très mal étudié de la guerre d’Algérie.

Je te promets d’avoir grand soin de ne pas me perdre dans des détails.

Il est primordial de retenir que c’est un berbère de Petite Kabylie, de Ras-el-Oued, de Tocqueville, au sud de Bougie ma ville natale, au nord de Sétif, qui parle.

Vice-président de l’Association des Oulémas d’Algérie, il en assume la présidence par intérim.

Ben Badis, le président fondateur de cette association, était mort de maladie en avril 1940, dans un camp de concentration français, dans lequel il fut astreint à séjourner à cause de ses activités anti-françaises en temps de guerre, en 1939.

Depuis le mois de mars 1954, Ibrahim Bachir fait partie du CRUA, Communauté Révolutionnaire pour l’Union et l’Action, alors qu’il est réfugié au Caire depuis 1952 pour se soustraire à des poursuites judiciaires consécutives à ses activités anti-françaises.

C’est un brillant professeur de lettres, grand expert de la langue arabe littérale. Il enseigne au Caire la littérature arabe classique au sein de l’Université intégriste Al Azahar.

C’est un grand intellectuel de rayonnement exceptionnel, très fin lettré, comme tous les Oulémas de cette association.

Dans sa proclamation on retrouve exprimés la base et le ciment de l’enseignement de Ben Badis, formulé le 7 mai 1931 :

« ma religion c’est l’islam, ma langue c’est l’arabe, ma patrie c’est l’Algérie »

En 1954, dans la proclamation d’Ibrahim Bachir, s’exprime une volonté : inscrire prioritairement le combat déclenché le 1er novembre 1954 dans le cadre de l’arabisme universel d’abord, et de l’islam ensuite, bien évidemment.

El Bachir ne fait qu’illustrer, en réalité, ce qu’ont écrit plusieurs grands universitaires français : « l’arabe c’est le ciment de l’islam ».

C’est d’ailleurs la langue arabe littérale qui a rendu possible, au Moyen-Age, la massification de l’islam.

Des masses vont adopter la langue, les patronymes et les prénoms arabes.

Tout ce qui était anticatholique romain et qui n’était pas juif, en Afrique, en Orient, en Hispanie et dans le sud de la Gaule, va se regrouper, se fédérer, par le moyen de la langue arabe, dans la perspective du djihad universel. Tout particulièrement à partir de 711, date de la bataille de Guadalete qui a vu la défaite du roi d’Espagne, le Goth chrétien Rodrigue, devant le Goth arien, Duc de Tanger, Tarik, qui n’était pas encore musulman, et qui était soutenu dans cette bataille par l’évêque espagnol arien Opas.

Aujourd’hui cette notion de djihad imprègne couramment l’expression verbale et officielle des chefs d’états occidentaux qui, répétons-le, utilisent ce terme d’une manière dangereusement banale, presque désinvolte.

Ces chefs d’états auraient grand intérêt à ne pas oublier que ce djihad, est né, annoncé et claironné, le 1er novembre 1954 contre la France en Algérie, à partir du Caire.

« le triomphe de l’arabisme et de l’islam », c’était cela le motif stratégique de la guerre d’Algérie.

C’était contre cet ennemi, devenu aujourd’hui envahisseur moderne et universel qu’on a imposé à la France de perdre la guerre en Algérie, toujours pour le triomphe de l’arabisme et de l’islam.

C’est-à-dire pour l’arabo-islamisme fondamentaliste que nous ne confondons pas avec la religion musulmane, avec l’islam.

Merci à Anne Cazal et à son bureau de m’avoir donné l’occasion de rappeler cette vérité : tout ce que nous redoutons aujourd’hui pour notre avenir d’occidentaux, tout ce que nous vivons, tout ce qu’évoquent les leaders d’états occidentaux ébranlés par la logique de l’islamisme fondamentaliste et envahisseur, tout cela a débuté LE 19 MARS 1962 A EVIAN

Cette date ne fut rien d’autre qu’une capitulation de la France gaulliste devant le pire ennemi qui ne l’ait jamais attaquée, par la volonté de Charles De Gaulle.

« Vous voulez la France de Dunkerque à Tamanrasset, je vous prédis moi, que vous aurez l’Algérie de Tamanrasset à Dunkerque », a déclaré Larbi ben M’hidi à Alger en 1957 ».

Ce congrès fut l’occasion de déclarations multiples et sérieusement étoffées. J’aimerais les compléter, si possible, par quelques précisions concernant les imaginaires invasions arabes.

D’après mon livre « Attaques et Contre-attaques ».

« Les invasions arabes… de véritables mythes. Des mensonges historiques nécessaires aux ennemis du christianisme. L’Arabie n’était peuplée à cette époque-là que de 50.000 habitants environ. Tous les combats livrés sur cette terre par le prophète et ses partisans se révélèrent n’être rien d’autre, en réalité, que des escarmouches. Violentes certes, au cours desquelles intervinrent quelques centaines d’hommes seulement, parmi lesquels très peu de guerriers montés. La cavalerie arabe, prestigieuse et déferlante comme un raz de marée que rien ne pouvait arrêter, c’est un autre mythe, un mensonge historique, qui a connu la fortune que l’on sait, dans l’esprit de ceux qui restent encore séduits par l’histoire des pseudo-invasions arabes. Qui refusent aujourd’hui, avec un entêtement autistique, que l’on mette en doute la réalité de ces invasions.

L’islam trouva, au sein des contrées soumises à l’arianisme, des populations organisés et administrées par des pouvoirs préalablement « convertis » qui vont adhérer tout naturellement à la nouvelle orthodoxie musulmane, animés d’un souci unique que nous rappelons encore une fois : combattre Rome et les pouvoirs temporels soutenus par Rome, ou soutiens de Rome. Ces derniers furent désignés par les califes comme les ennemis à combattre en toute priorité. Invasions arabes mythiques qui expliquent donc qu’un territoire peuplé de 50.000 habitants, nous l’avons vu, aient pu « conquérir » de gigantesques territoires en quelques dizaines d’années. A titre d’exemple : Jaffa a « conquis » l’Ethiopie avec 70 émigrants et une « cavalerie » composée de 3 chevaux et de quelques chameaux.

En Espagne, l’armée gothe et la cavalerie hispano-gothe commandée par Tarik de confession arienne et qui n’avait rien d’arabe, se sont rebellées contre le roi goth catholique Roderick, le roi trinitaire, pour des motifs religieux. Avec l’ambition exclusive de conquérir le pouvoir au bénéfice du monde unitaire. Ce fut la bataille historique de Guadalete en 711, entre une armée légale, celle du pouvoir, une armée chrétienne, c’est-à-dire une armée trinitaire d’une part, et une armée rebelle, hérétique, une armée gothe unitaire, d’autre part. Celle-ci, pour des raisons idéologiques s’était convertie ou s’apprêtait à se convertir à la religion du prophète de la Mecque. Il est d’une grande importance pour conforter notre précédent développement, de ne pas oublier que c’est un évêque espagnol, un évêque arien, Oppas, qui conduisit sur le chemin de la victoire les troupes nouvellement musulmanes du Maroc, ou les troupes qui étaient sur le point de se convertir, c’est-à-dire sur le point de s’intégrer en bloc à la mouvance musulmane.

Où sont les envahisseurs arabes, les conquérants arabes dans cet épisode historique ? Nulle part. Il n’y eut jamais d’armée arabe en Espagne, ni d’ailleurs en Afrique du nord. Ni, à plus forte raison, dans le sud de la France. Les auteurs sérieux ne retiennent pas les noms prestigieux des conquérants Sidi Moussa et Sidi Okba. « De purs mythes » écrivent-ils.

J’ai fait référence dans mon travail précédent, au livre important publié par l’historien espagnol Ignacio Olagüe. Il démontre l’irréalité des invasions arabes en Espagne et plus tard, en Gaule jusqu’à Poitiers. Il s’appuie sur le travail d’une énorme équipe et sur une documentation historique et scientifique irréfutable. Cette théorie, ou plutôt cette vérité, est aujourd’hui frappée du sceau de l’évidence. Une évidence qui, paradoxalement, est frappée d’un interdit émanant d’un monde intellectuel occidental masochiste. Peu nombreux, en effet, sont les historiens qui y font référence. Les travaux d’Olagüe ont été repris plus récemment par d’autres savants. Parmi ceux-ci, le professeur Rayment, depuis la chaire de paléontologie de l’université d’Uppsala. Cet éminent scientifique nie formellement tout apport extérieur à la civilisation de « Al Andalus », c’est-à-dire à la civilisation de l’Espagne. C’est l’Espagne unitaire, arienne, qui a conquis son propre pays. Par convictions révolutionnaires, politiques et religieuses anticatholiques. Pour en faire une contrée musulmane qui fut rayonnante, non pas parce qu’elle était musulmane, mais parce qu’elle était espagnole. Une contrée qui ne fut jamais arabe.

Les califes qui ont succédé au prophète ont mis en pratique, de toute urgence, une technique de guerre révolutionnaire très efficace :

les nouveaux convertis devaient être désignés par des patronymes et des prénoms arabes ;

les nouveaux convertis devaient adopter très vite la langue arabe. La langue de Dieu ? La langue du Prophète ?

Certainement pas si l’on se réfère à l’ouvrage d’Edouard Montet qui s’appuie sur l’opinion d’un grand spécialiste de la religion musulmane, de la langue arabe et des langues sémitiques, le professeur K. Vollers de l’université d’Iéna.

Celui-ci participa au congrès orientaliste d’Alger en 1905. L’ouverture de ce congrès se déroula le 18 avril 1905 au Palais Consulaire avec un discours du gouverneur Jonnard. Y assistaient de nombreux professeurs et savants venus de toute l’Europe. Des sections se constituèrent pour d’importants travaux ; histoire, philosophie, géographie, archéologie, langues sémitiques, langues africaines, de Madagascar, d’Extrême-Orient, sciences médicales, hygiène, botanique.

Le 25 avril, le ministre français de l’instruction publique Bienvenu Martin, vint assister à ce congrès. Le 26, celui-ci connut sa séance de clôture. Le 27 avril enfin, un déjeuner réunit au Palais d’été tous les délégués étrangers.

Au cours de sa communication, durant les séances de travail de ce congrès, le professeur Vollers soutint, sans provoquer de scandale, la thèse que le « coran ne fut pas écrit dans la langue sous laquelle on le connaît aujourd’hui ». Mais dans une autre langue que l’on employait encore en 1905 dans les territoires où avait évolué Mohamed.

Il faut souligner la prudence extrême manifestée verbalement par ce grand spécialiste de l’islam, de la langue arabe et des langues sémitiques, qu’était le professeur Vollers. Comme si, déjà à cette époque en 1905, il redoutait les effets d’une fatwa. C’est le troisième calife qui imposa une structuration toute nouvelle du coran et qui décida, par-dessus tout, sa diffusion universelle en langue arabe littérale. Celle-ci devint donc « dans un temps ultérieur », la langue attribuée à Dieu par une extrapolation politique et militante des chefs temporels.

De ce parcours schématique, obligatoirement incomplet, quel enseignement faut-il retenir ?

Il faut retenir que la religion musulmane s’est propagée avec facilité dans les secteurs où le christianisme romain était vacillant. Elle a fédéré les hérésies anti-romaines. Elle a trouvé sa vigueur en tout premier lieu, dans la tiédeur confessionnelle des chrétiens. Celle-ci, au IVe siècle, s’est illustrée comme la conséquence du vagabondage religieux de l’empereur Constantin qui a failli tuer le catholicisme en s’appuyant sur l’arianisme. Peut-on soutenir pour autant, que tout se passa comme si Constantin avait été mandaté par une secte, à l’intérieur du christianisme, pour le gangréner ultérieurement par l’intermédiaire de l’arianisme ? La question mérite d’être posée. L’avidité avec laquelle Eusèbe de Nicomédie, l’évêque hérétique arien, s’est empressé de baptiser Constantin sur son lit de mort, nous incite à penser que cet empereur fut l’objet d’une conjuration anticatholique. Il fut circonvenu peut-être, mais répétons-le, il faillit anéantir l’œuvre de Saint-Pierre.

C’est le raidissement opérationnel des papes du Moyen-Age qui a sauvé le christianisme romain universel. En s’appuyant sur la Gaule chaque fois que le danger de voir mourir le christianisme était imminent.

Une première fois par la conversion de Clovis au Ve siècle, par le pacte de Reims ; une seconde fois au VIIIe siècle, par la création du royaume carolingien après la mort de Chilpéric III, le dernier souverain mérovingien. »

Fin de citation

            Pour assassiner la France en Algérie, s’est exprimée une double volonté :

Une volonté tactique : c’est l’arabo islamisme fondamentaliste « pour le triomphe de l’arabisme et de l’islam ». Qui s’exprime aujourd’hui par le « Califat islamiste » qui espère entretenir un djihad universel.

Cette volonté tactique fut actionnée constamment par une volonté stratégique. Le capitalisme financier a mis en application ultime, en Algérie, le plan opérationnel prévu par les tenants du « délestage économique du débouché colonial ». Dans la perspective exclusive d’augmenter la valeur ajoutée des investissements. Pour atteindre ce but ils ont pris la décision de se libérer de la charge des peuples.

En dernière analyse, on peut affirmer que dans la phase ultime du délestage économique du débouché algérien, ils ont joué le court terme.

Ils ont pris un double risque :

            La pauvreté des peuples indépendantisés

            La proclamation du djihad universel.

Djihad prévu et mis en action par une fraction minoritaire de musulmans de nationalité algérienne et plus généralement nord-africaine, médio-orientale et asiatique. Mais aussi par des convertis français, en particulier.

La France agressée, l’Europe et l’Occident menacés : la voilà, l’œuvre accomplie par Charles De Gaulle.

S’il est exact de dire que la colonisation fut insuffisante, imparfaite, il faut affirmer aussi que la décolonisation, telle qu’elle fut accomplie, s’identifie à un crime contre l’Occident, un crime contre l’humanité.

Jean-Claude PEREZ

Nice

Septembre 2014

BIBLIOGRAPHIE

L’assassinat de l’Algérie française, terreau de la conquête islamiste actuelle. 2012

Un des livres du cinquantenaire, à lire et à faire lire.

Vérités tentaculaires sur l’OAS et la guerre d’Algérie

Stratégies et tactiques, 2006 ; 2e Edition

            Cet ouvrage a été d’un grand recours dans la rédaction de cette étude

L’islamisme dans la guerre d’Algérie

Logique de la Nouvelle Révolution Mondiale, 2004

Le sang d’Algérie

Histoire d’une trahison permanente, 2006 ; 2e édition

Debout dans ma mémoire

Tourments et tribulations d’un réprouvé de l’Algérie française, 2006 ; 2e édition

Attaques et Contre-attaques

Vérités tentaculaires sur l’OAS et la guerre d’Algérie II, 2008

Editions Dualpha

Boite 37

16 bis rue d’Odessa

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Tel. : 09 52 95 13 34 - Fax : 09 57 95 13 34

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Site internet : www.dualpha.com

Vous pouvez prendre connaissance des deux interview accordées par Jean-Claude PEREZ :

- la première à Monsieur Olivier CAZEAUX : sur Internet tapez « OAS, le docteur PEREZ parle » ;

- la seconde, à Monsieur BESSOU dans le cadre de la préparation d’un film. Monsieur BESSOU a livré à Jean-Claude PEREZ tout le matériau de son exposé visible sur le site www.jean-claude-argenti-sauvain.com.



[1]  : Monseigneur Xavier de Bourbon-Parme a honoré de sa présence le congrès Veritas du 21 septembre 2014