Médéa à 91 km d'Alger - Algérie
AU MONASTÈRE DE TIBHARINE TOUS LES CORPS DE MÉTIER SONT REPRÉSENTÉS
Son DISPENSAIRE REÇOIT 10.000 CONSULTANTS
L’HOSTELLERIE - HAVRE DE PAIX - SERT UN EXCELLENT VIN DE L'ABBAYE

Echo d'Alger du 23-8-1953 - Transmis par Francis Rambert

AU MONASTÈRE DE TIBHARINE TOUS LES CORPS DE MÉTIER SONT REPRÉSENTÉS
Son DISPENSAIRE REÇOIT 10.000 CONSULTANTS
L’HOSTELLERIE - HAVRE DE PAIX - SERT UN EXCELLENT VIN DE L'ABBAYE

« Ils seront vraiment moines, dit saint Benoît au Chapitre 43e de la Règle, s’ils vivent du travail de leurs mains, comme nos Pères et les Apôtres ». Si l’on se réfère à ce précepte pour juger du « degré » monacal des occupants de l’Abbaye de Tibharine, force est de reconnaître que ce sont bien là de vrais cisterciens.

En effet, si l’ancienne ferme qu’ils occupent a eu l’insigne honneur d’être élevée au rang de couvent, elle n’en a pas moins conservé son caractère de lieu de labeur. Mieux, les « hommes de prière », qui cultivent aussi les 250 hectares de terre arable qui entourent les bâtiments, se sont révélés si bon fermiers que « l’exploitation » n’a jamais été aussi prospère !

Pourtant, ces « laboureurs » à capuches brunes ou blanches, que l'on peut apercevoir, selon les saisons, sulfatant la vigne, engrangeant le blé ou répétant à l’infini le geste majestueux du semeur, étaient dans l’ensemble, de par leur formation, assez mal préparés aux harassants travaux des champs.


N.B : CTRL + molette souris = page plus ou moins grande
TEXTE COMPLET SOUS L'IMAGE.

mise sur site janvier 2025

220 Ko
retour
 

HIER A L'INSTAR DES 4.000 PÈRES TRAPPISTES DU MONDE
HIER A L'INSTAR DES 4.000 PÈRES TRAPPISTES DU MONDE
Les moines cisterciens de l'Abbaye de N.-D. de l'Atlas
ont célébré le huitième centenaire de Saint-Bernard
21-8-1953

janvier 2025

L'ABBAYE DE TIBHARINE
L'ABBAYE DE TIBHARINE
L'ABBAYE DE TIBHARINE
PARMI LES PÈRES CISTERCIENS DE LA STRICTE OBSERVANCE
Sur le portail une inscription « Défense d’entrer: cloître »
Là est la limite d'un monde : celui du silence, du renoncement
Echo d'Alger du 22-8-1953
janvier 2025
AU MONASTÈRE DE TIBHARINE TOUS LES CORPS DE MÉTIER SONT REPRÉSENTÉS
AU MONASTÈRE DE TIBHARINE TOUS LES CORPS DE MÉTIER SONT REPRÉSENTÉS
AU MONASTÈRE DE TIBHARINE TOUS LES CORPS DE MÉTIER SONT REPRÉSENTÉS
Son DISPENSAIRE REÇOIT 10.000 CONSULTANTS
L’HOSTELLERIE - HAVRE DE PAIX - SERT UN EXCELLENT VIN DE L'ABBAYE
Echo d'Alger du 23-8-1953

janvier 2025

CI-DESSOUS
« FRÈRES IL FAUT MOURIR... "
« FRÈRES IL FAUT MOURIR... "

« FRÈRES IL FAUT MOURIR... "
la phrase fameuse de CHATEAUBRIAND n’est qu’un mythe du poète...

Les trappistes sont heureux de vivre... et s’ils bêchent la terre c’est pour subsister !Echo d'Alger du 25-8-1953
janvier 2025



AU MONASTÈRE DE TIBHARINE TOUS LES CORPS DE MÉTIER SONT REPRÉSENTÉS
AU MONASTÈRE DE TIBHARINE TOUS LES CORPS DE MÉTIER SONT REPRÉSENTÉS
AU MONASTÈRE DE TIBHARINE TOUS LES CORPS DE MÉTIER SONT REPRÉSENTÉS
Son DISPENSAIRE REÇOIT 10.000 CONSULTANTS
L’HOSTELLERIE - HAVRE DE PAIX - SERT UN EXCELLENT VIN DE L'ABBAYE

« Ils seront vraiment moines, dit saint Benoît au Chapitre 43e de la Règle, s’ils vivent du travail de leurs mains, comme nos Pères et les Apôtres ». Si l’on se réfère à ce précepte pour juger du « degré » monacal des occupants de l’Abbaye de Tibharine, force est de reconnaître que ce sont bien là de vrais cisterciens.

En effet, si l’ancienne ferme qu’ils occupent a eu l’insigne honneur d’être élevée au rang de couvent, elle n’en a pas moins conservé son caractère de lieu de labeur. Mieux, les « hommes de prière », qui cultivent aussi les 250 hectares de terre arable qui entourent les bâtiments, se sont révélés si bon fermiers que « l’exploitation » n’a jamais été aussi prospère !

Pourtant, ces « laboureurs » à capuches brunes ou blanches, que l'on peut apercevoir, selon les saisons, sulfatant la vigne, engrangeant le blé ou répétant à l’infini le geste majestueux du semeur, étaient dans l’ensemble, de par leur formation, assez mal préparés aux harassants travaux des champs.

Issus de tous les milieux sociaux, ils se sont pliés de bon cœur à tous les rudes travaux, et se sont appliqués à les effectuer de leur mieux car ces humbles tâches, dont l’accomplissement reste une nécessité absolue pour l’existence même de leur communauté, sont aussi, et surtout, à leurs yeux, un véritable exercice religieux.
« C’est par le travail que le trappiste discipline sa nature et cherche la pratique des vertus monastiques ». nous dira le R.P. Joseph en nous faisant parcourir les dépendances du cloître.

Abbaye de Tibbarine véritable petit village

S’il est juste de comparer un paquebot à une ville flottante avec ses communs parfaitement aménagés, il est encore plus exact de voir en l’abbaye de Tibharine un véritable petit village, où tous les genres de travaux sont pratiqués.

En effet, comme dans toute agglomération campagnarde, le travail aux champs, tout en tenant une place importante, est loin d’y représenter la totalité des activités.

L’Ordre, ayant comme règle de se suffire autant que possible à lui-même, a été tout naturellement amené à créer les « branches-clefs » nécessaires.
Sans parler des granges ou des écuries, indispensables à toute ferme, on trouve donc, répartis dans
les bâtisses qui « enserrent » les bâtiments conventionnels, une menuiserie, une forge, une boulangerie, une cordonnerie, une huilerie, etc... et jusqu’à une hostellerie et un dispensaire !

Le frère convers
C’est au frère convers, surtout, qu’incombent les emplois manuels. Il a pu, en toute liberté, préférer son état à celui de religieux de chœur, permettant ainsi à ce dernier de vaquer aux offices en temps voulu.

Souvent, c’est par simple esprit d’humilité ou pour s’astreindre, en se mortifiant encore davantage, à une vie, moins spirituelle, que l’aspirant à la vie religieuse a préféré la robe de bure brune à la blanche.

Mais quelle que soit la raison qui l’ait guidé, il est incontestable qu’il exerce ainsi un magnifique « apostolat de l’exemple » et qu’il est un sublime « témoignage de vie chrétienne », comme l’a dit récemment M. le chanoine Nachez dans cette même abbaye, à l’occasion du VIIIe centenaire de Saint-Bernard. A notre avis, le frère convers occupe également, même du point de vue strictement humain, une place de choix parmi les militants sociaux.

Grâce à son travail, en effet, le monastère peut non seulement se suffire, mais pratiquer l’hospitalité et entretenir un important dispensaire.


Ceci, naturellement, ne veut nullement dire que le couvent « roule sur l’or ». Bien au contraire, il n’est pour s’en convaincre que de constater la lenteur avec laquelle s’édifie la nouvelle abbaye. Le dispensaire du frère Luc et ses 10.000 consultants annuels
Nous n’avons pas visité le dispensaire. Celui-ci était fermé le jour de la Saint-Bernard. Mais le R.P. Joseph a bien voulu nous donner quelques précisions à son sujet, qui nous ont aisément convaincu de son importance.

Pratiquement ouvert tous les jours de l’année, exception faite des jours de grandes fêtes liturgiques, il ne reçoit pas moins de 10.000 consultants par an ! Pour la presque totalité des habitants des douars environnants. On se rend facilement compte de ce qu’un tel « succès » doit coûter à la communauté, en médicaments, pansements et matériel clinique de toutes sortes !

On comprend mieux dès lors que depuis 1938, les moines n’aient pu construire qu’une aile de cloître et modifier légèrement l’aspect général de leur ferme.

Le fait de travailler pour pouvoir soigner les indigents n’est-il pas un des aspects les plus sublimes de ce renoncement total auquel ils se sont voués ?

C’est au frère Luc qu’il appartient de venir ainsi en aide à ceux que la pauvreté empêche quelquefois de se soigner comme il conviendrait.

Frère Luc est un médecin algérois qui « s’est fait trappiste » après avoir exercé dans notre ville.

Non content d’accueillir avec le sourire les très nombreux « clients » qui viennent le visiter, il se rend dans les douars pour y venir en aide aux malades qui ne peuvent se déplacer.

Est-il nécessaire de dire qu’il jouit dans ces villages d’une très grande popularité ? L’hostellerie
L’hostellerie, gratuite également (on glisse généralement, selon ses moyens, une obole dans un tronc fixé au mur) est un havre de paix et de repos pour le pèlerin fatigué par le rude chemin et lassé de la vaine agitation des cités.

Aménagée dans un ancien bâtiment de la ferme, un peu à l’écart du groupe central, sur le flanc d’une colline, enfouie sous les ombrages, elle domine les bâtisses conventionnelles de sa masse grise aux lignes simples.

Elle ne dispose que de quelques chambres de retraite, car l’exiguïté de l’ensemble des constructions n’a pas permis à la communauté de mettre un bâtiment plus grand à la disposition des pèlerins.

Après avoir visité le couvent, on se rend compte que l’affectation de cet édifice « aux gens de l’extérieur ». a dû être pour les moines un bien grand sacrifice.

Il est vrai qu’ils n’en sont plus à un prés !

Lorsque le futur monastère sera achevé, l’hostellerie sera très vraisemblablement agrandie.

Le pèlerin n’y mange naturellement pas le menu du père trappiste... Le frère cuisinier lui sert une nourriture saine, abondante, simple mais très bien préparée, de laquelle la viande n’est nullement exclue.

Et puis, il y a, paraît-il, un petit vin excellent, sorti des vignes de l’abbaye, fabriqué par les pères et « mûri » à point dans de vastes foudres de chêne... Le frère serveur le fait goûter aux pèlerins à tous les repas.

Et comme ce moine a, par courtoisie envers ces hôtes, exceptionnellement la permission de parler, le pèlerin aura tout le loisir de le féliciter et de lui demander le « pourquoi » de cet excellent crû...

Mais nous nous sommes laissés dire que si ce bon frère a un sens de l'humour particulièrement aiguisé, il est par contre très discret sur tout ce qui touche le mode de fabrication et le vieillissement du vin de l’abbaye.

« Question de « doigté », d’habitude, et puis certainement que nos prières y sont pour quelque chose... » aurait-il répondu à un curieux