Aux Échos d'Alger
Éditoriaux de l'année 2021

Le journal des Villes et des Villages de l'Algérois
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dernière mise à jour :janvier 2021

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-AUX ÉCHOS D'ALGER ÉDITORIAL de mars 2021 numéro 152

« Le printemps est arrivé... sors de ta maison... » chante Michel FUGAIN.

Lequel de printemps ? II ne l'a pas précisé. Avez-vous vu passer celui de 2020 ? Et l'été, et l'automne, et l'hiver... celui de 2021, nous permettra-t-il de nous rapprocher enfin de ceux que l'on aime, de les embrasser autrement que par les banales bises virtuelles et de plus derrière un masque; pourrons-nous voir la VIE, les jardins fleuris, les vêtements plus légers, les promenades et les rencontres qui nous manquent tant?

Avec toutes les annonces faites par les politiques et les médecins, le chemin semble difficile. Aucun ne dit la même chose : fermeture des frontières ! Vous n'y pensez pas, c'était la première idée d'une représentante politique, à qui l'on voulait faire croire, comme à nous (qui sommes niais, bien sûr !), que le virus n'a pas de frontière !!! Et puis venant d'elle; vous n'y pensez pas ! Avec ses idées extrêmes... c'était refouler un virus... de plus clandestin. Clandestin comme... un immigré !

Masques, pas masques, autorisation de sortie, plus d'autorisation de sortie, couvre-feu comme en temps de guerre parce que dès 18 h la « bébête » est plus contagieuse.
Tout le monde n'a pas peur, il n'y a qu'à constater l'heure où se produisent des agressions dans les quartiers, les attaques aux mortiers contre la police,....
Nous l'avons connu le couvre-feu, mais nous étions en période de guerre d'Algérie, l'ennemi était partout et nulle part. Avec d'autres armes que le virus et pas véritablement visible.

Pendant ce temps, les médias nous servent de nouvelles vedettes des micros, des plateaux de télévision, politiques, médicales, mais aussi des « têtes dites pensantes » qui mobilisent tout par leurs discours-et pour eux leur savoir -, mais que l'on n'a jamais vus auparavant.
Ils occupent l'antenne et prêchent leur bonne parole, comme de bons samaritains...
Avec leur prise de position, « tapant » au passage sur des confrères, ne sont-ils pas en train de nous faire perdre confiance en la médecine ?
Un vrai bourrage de crâne pour celui qui le veut.
La France est belle !!!
Elle était belle. Elle ne l'est plus. Tout a changé : les paysages, la vie, la société, les lois ; ceux que l'on appelait « minorité » sont devenus « majorité » avec la protection dont ils bénéficient.
Plus d'un million de personnes a été, non pas rapatrié, mais expatrié d'Algérie en 1962, et était aussi une minorité. Qu'a-t-il eu comme protection : RIEN.
Encore aujourd'hui, nous sommes discriminés, appelés « sale Pieds-Noirs », « sales colonisateurs », « colonialistes », « assassins », et il y a quelques années, inscrit sur les murs d'un gymnase de Nîmes « Pieds-Noirs = Arabes = Dehors »...(aujourd'hui pourrait-on écrire « Arabe dehors » sûrement pas) Et le top, est lorsqu'une personne que l'on croit amie (élue dans un conseil municipal de
droite), ose la réflexion désobligeante « Ah ! Ces Pieds-Noirs I!! » ». Lorsque je précise que je le suis, la réponse est « Oui, mais toi tu es différente... ». Où était la différence ?

Une chose est certaine, nous n'avons pas vécu aux crochets de la société, nous avons relevé nos manches et souvent baissé la tête face au dénigrement, voire même aux insultes... et nous avons fait notre chemin.
Beaucoup d'entre nous, ont réussi, ce qui a développé de la jalousie de la part de nos détracteurs.
Et maintenant les politiques prônent le vivre ensemble. Avec qui ?

Pendant ce temps le vent non pas de l'histoire, qui nous a déjà fait changer de rive, mais le vent de la démolition de l'histoire continue à souffler sur nos plaiesnon refermées.

Et 59 ans après notre exil, nous sommes toujours flagellés par des gens non seulement sans connaissance sur l'histoire de la présence française en Algérie, mais là pour faire leur histoire, à leur sauce politico-partisane-antimilitaire.
C'est le cas pour le président qui déterre certains dossiers, notamment celui de l'avocat Boumendjel qui aurait été assassiné par l'armée Française en 1957, lors de la Bataille d'Alger.

Comment comprendre ? Nos archives ne sont pas toutes consultables puisqu'une chape de plomb politique l'en empêche, et là, ce dossier sort comme par magie... Et ironie de l'histoire, sera une pièce à conviction de plus contre la France.

Dans le n° 151 des Echos, nous vous présentions la lettre rédigée par le Collectif formé par 17 associations des Français Rapatriés d'Algérie, destinée au Président de la République en vous impliquant pour son envoi. Ce qui a été fait et nous en remercions.

Ce sont des milliers de courriers qui sont arrivés à l'Elysée. Le fameux rapport Stora a été remis à M. Macron le 21 janvier 2021.
Après sa lecture, le collectif a réagi. Vous trouverez dans ce numéro le courrier adressé au président de la République par le Collectif et l'analyse critique de ce rapport, par Jean-Jacques JORDI et Guy PERVILLE avec la coopération de plusieurs autres historiens.

Le sort s'acharne une fois de plus avec ces vents de sable venant du Sahara, qui ont traversé la Méditerranée en février, en jaunissant les régions où il passait, jusqu'en Suisse.
Le journal « le monde » titre:
« Sable du Sahara radioactif : retour à l'envoyeur ? >,.
Les essais nucléaires pratiqués il y a plus de 60 ans (à partir du 13 février 1960) dans la région de Reggane, seront rajoutés certainement au dossier « indemnisation »... puisque des chercheurs des deux côtés de la Méditerranée ont détecté du « césium 137 » dans l'analyse de ce sable historiques en décontaminant les sites des essais nucléaires....

Lorsque l'on sait que de nombreuses personnes travaillant sur le site ont été contaminées par cette radioactivité, sans protection, et ont développé des cancers ou d'autres pathologies liées à leur profession, se sont battues pour faire reconnaître cette conséquence professionnelle, qui n'a jamais été validée...
C'est montrer une fois de plus cette volonté politique d'étouffer des dossiers.
Mais voilà, la nature a fait le reste. Trop tard, pour nos amis disparus.

La pandémie oblige toutes les restrictions sanitaires avec les lieux publics fermés, l'interdiction de réunir du monde...C'est ainsi que le 14 février, nous avons annulé
l'Assemblée générale, et depuis mars 2020, nous ne tenons plus les permanences. La relation ne se fait que par courrier.

Ne pas oublier : 26 mars journée de mémoire pour nos morts de la rue d'Isly à Alger.
PÂQUES n'est pas loin. Dans ce monde perturbé, fêtons la résurrection de Jésus.
Que cette résurrection soit synonyme de renouveau dans tous les sens du terme.
Afin que la tradition chrétienne perdure, n'oublions pas « la chasse aux oeufs » pour nos petits et la traditionnelle « mouna », que nous ne pourrons partager dans la forêt de Sidi-Ferruch ou Baînem....
Belles Pâques

Francette MENDOZA

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AUX ÉCHOS D'ALGER ÉDITORIAL de juin 2021 numéro 153


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