Draria
LE CHATEAU BERAUD
Deux photos

Sa construction : 1882 à 1884
Devenu préventorium en 1951


Collection et envoi : Yves Guillot (voir ses pages ici.) :« J e viens de retrouver quelques photos de mon voyage organisé par l"armée française dans la région d'Alger , je pense que c'ést le château Beraud où nous allions monter la garde quand nous étions cantonnés dans l'école de Draria . N ous l'appellions le sanatorium . »

mise en ligne le 29-1-2012

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L'Algérianiste", n°119, sept. 2007
- Le château Beraud à El Achour? À l'attention de N. T (l'algériansir n° 118/1003).


Nous avions une exploitation agricole voisine du château. Le château Beraud est une exploitation viticole de 120 ha. Napoléon III n'a rien à voir dans son édification; la rumeur a laissé supposer que Napoléon III, lors de son voyage est 1870 en Algérie, était passé au château : cela a été démenti. Je ne sais pas si c'est M. Beraud ou un proche qui l'a édifié avec des fonds provenant d'une activité en Indochine en 1850-1870. Il avait coûté 3 000 000 F or à l'époque; ce qui a dépassé toutes les prévisions. Il ne restait plus de liquidités pour reconstituer le vignoble après le fléau du phylloxéra. C'est l'oncle de mon beau-père, Baptiste Meyer qui a assuré la gérance de 1910-1920 (je crois). Je connais ce chàteau pour y être allé plusieurs fois dans les années 1939 lors de réunions de jeunes. M. Daboussy, qui en avait la gestion, avait des enfants de notre âge. Le style de ce château ressemble aux châteaux de la Loire, avec ses tourelles et une couverture en ardoises, unique chez nous. Doté de soixante-dix pièces, la famille Daboussy y vivait. Il fut occupé par l'armée de l'Air française en 1940 et en 1942 par les Anglais. Il fut vendu dans les années cinquante aux Hôpitaux d'Alger qui en firent un préventorium pour enfants, à 90 % musulmans. La colonisation avait quand même du bon! Mon père faisait partie du conseil d'administration. Une ferme était près de ce château avec une cave de 12 000 hl et des bâtiments agricoles. Une anecdote : mon beau-père, Émile Roux, fit remarquer à son oncle lors de la reconstitution du vignoble, « qu'il fallait prévoir la mécanisation pour labourer les vignes ». Il lui répondit: « les bons patrons auront toujours de la main-d'oeuvre ». Il n'y en avait pas pléthore à ces époques quoi que l'on ait pu dire. Roger Daboussy, hélas ! décédé depuis peu, aurait pu vous donner davantage de détails. Peut-être pourrait-on interroger les enfants de ce dernier car je sais qu'il avait deux garçons?
Camille M.... 76 240 Bonsecours