Transports divers
CEUX QUI VEILLENT SUR NOTRE SANTÉ.

— Tiens, il a plu cette nuit...
— Non, monsieur cette humidité de la chaussée et des trottoirs n'est pas le fait des écluses célestes mais de l'eau répandue à profusion, aux premières heures de la matinée par le service du nettoiement.

Dès minuit, en effet, des homrnes vêtus de suroîts et chaussés de galoches se sont emparés de la rue, l'ont semée de longs serpents de toile ou de caoutchouc et, parcourant en cet étrange appareil les principales artères de la ville.ont balayé celles-ci d'impétueux jets d'eau.

Ce moyen n'est-il pas le plus efficace pour approprier les trottoirs et débarrasser la chaussée des détritus gui se logent dans les interstices des pavés ?

— Parfait. Mais pourquoi nettoyer seulement les principales artères ?

— J'appelle principales les plus passantes et non les plus vastes. Ainsi,, les ruelles de la Casbah et du quartier de la Marine reçoivent autant d'eau sinon plus que la rue d'Isly ou la rue -Michelet,

— Mais nos concitoyens noctambules ont remarqué que des arroseuses fonctionnent également la nuit.

— C'est exact. Alors que certaines équipes nettoyent à la lance une partie de la cité, des arroseuses automobiles sillonnent l'autre partie. Et leur travail est excellent aussi, grâce à la puissance....
(suite dans l'article.)

Echo d'Alger du 9-3-1933 - Transmis par Francis Rambert
mis sur site : février 2019

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