les Tagarins,
On démolit les portes du sahel - 1931
1°/ une carte postale.
2°/ l'article de l'Écho d'Alger

Depuis quelques jours, des terrassiers armés de pics et de pioches, s'affairent autour des portes du Sahel. Ils ont ouvert là un chantier et s'emploient à jeter bas l'ouvrage ces deux voûtes vestiges d'une époque révolue et survivance de concepts militaires désuets, témoin aussi d'un passé encombrant que le présent bouscule, dans sa marche forcenée.

Ainsi. une à une disparaissent « outragées par le temps, offensées par les hommes » les oeuvres de nos ainés. Constatation de nature à nous imposer, dans la considération de nos propres entreprises, une certaine modestie.

En l'espèce, cependant, voir grand assurera au contraire à l'oeuvre nouvelle une durée moins éphémère, nos petits-fils y peuvent trouver la satisfaction d'intérêts matériels que nous pressentons déjà.
(la suite sous l'article)


Echo d'Alger du 2-7-1931 - Transmis par Francis Rambert
ici, avril 2014

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les portes du sahel
les portes du sahel

C'est en effet parce que les vétustes portes du Sahel entravent le developpement de notre ville. en compromettant la circulation des tramways et des véhicules, que nos élus, impitoyables, les ont livrées aux démolisseurs.

Leur fin avait été décidée le 4 mai 1927. Au Conseil général d'Alger, et jour-là, MM. Demangeat et B??? soumettaient à l'adhésion de leurs collègues un voeu par lequel l'administration était priée, en attendant le déclassement des fortifications; d'envisager l'élargissement du chemin vicinal n° 12. future route nationale, par la suppression des portes du Sahel reconnues , inutiles.

Les portes du Sahel. précisait le voeu, gênent énormément la circulation entre Alger et El-Biar. Elles la rendent, au surplus. dangereuse. Or, ie déclassement des anciennes fortifications d'Alger permettrait la démolition de ces portes et, par conséquent. l'élargissement de la voie où s'étrangle actuellement le trafic entre la ville et cette partie de la banlieue qui comprend El-Biar. Bouzaréa et toutes les agglomérations du Sahel.

Mais les pourparlers entre t'autorité militaire et la ville d'Alger, pour la cession à celle-ci par celle-là des terrains en instances de déclassement, seront longs, comme tous les pourparlers où l'administration a son mot à dire.

L'autorité militaire reconnait certes l'inutilité des anciennes fortifications et notamment des portes du Sahel ; elle juge légitime le désir des édiles algérois de consacrer à l'extension de la ville des terrains précieux. Néanmoins, la cession n'est pas encore réalisée et il passera bien du charroi sous le pont avant, qu'elle ne le soit.

En attendant cette décision, le conseil général d'Alger demandait donc la suppression des portes.

(la suite dans l'article)