Alger : le port
ALGER GRAND PORT INTERNATIONAL
Un réseau de pipe-line à vin de plus de 3.000 m. desservira huit postes à quai

Echo du 2-2-1954 - Transmis par Francis Rambert


ALGER GRAND PORT INTERNATIONAL
Un réseau de pipe-line à vin de plus de 3.000 m. desservira huit postes à quai

Il sera utilisé dès la fin de l’été 1954 Aussi paradoxal que cela puisse paraître, jusqu’à ce jour Alger, premier port d’un pays essentiellement viticole, n’avait qu’un poste à quai, le quai de Brest, permettant le chargement des pinardiers par pipe-line directement à partir de chais privés, donc sans l’intermédiaire de camions-citernes.

Ce poste est actuellement géré par le G.U.P.A. (Groupement d'utilisation du pipe de l’Agha). Débouchant, en effet, sur le terre-plein de l'Agha, où se trouve le quai de Brest, il comprend plusieurs ramifications de départ qui le relient aux chais privés, répartis dans un rayon de six cents mètres autour de son orifice terminal.

La rapidité de chargement par « pipe » est telle que ce poste unique pouvait suffire tant que les compagnies de navigation intéressées ne mettaient en service, pour le transport du vin, que des navires 100 % pinardiers. Or depuis quelque temps la « mode » est, comme l’on sait, aux pinardiers mixtes — à la fois cargo normal, primeuriste et pinardier — qui sont appelés, de par leur aménagement, à faire dans le même port des opérations variées.

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janvier 2025

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ALGER GRAND PORT INTERNATIONAL
Un réseau de pipe-line à vin de plus de 3.000 m. desservira huit postes à quai

Il sera utilisé dès la fin de l’été 1954 Aussi paradoxal que cela puisse paraître, jusqu’à ce jour Alger, premier port d’un pays essentiellement viticole, n’avait qu’un poste à quai, le quai de Brest, permettant le chargement des pinardiers par pipe-line directement à partir de chais privés, donc sans l’intermédiaire de camions-citernes.

Ce poste est actuellement géré par le G.U.P.A. (Groupement d'utilisation du pipe de l’Agha). Débouchant, en effet, sur le terre-plein de l'Agha, où se trouve le quai de Brest, il comprend plusieurs ramifications de départ qui le relient aux chais privés, répartis dans un rayon de six cents mètres autour de son orifice terminal.

La rapidité de chargement par « pipe » est telle que ce poste unique pouvait suffire tant que les compagnies de navigation intéressées ne mettaient en service, pour le transport du vin, que des navires 100 % pinardiers. Or depuis quelque temps la « mode » est, comme l’on sait, aux pinardiers mixtes — à la fois cargo normal, primeuriste et pinardier — qui sont appelés, de par leur aménagement, à faire dans le même port des opérations variées.

Si les postes à quai qui les accueillent ne sont pas équipés pour satisfaire simultanément leurs exigences, il en découlera donc automatiquement de notables pertes de temps (nécessité, entre autres, de changer constamment de quai) et une augmentation sensible des frais de manipulation.

La solution du camion-citerne amenant le vin du chai au navire, pour empêcher ce dernier de changer de poste, n’est que palliative, car excessivement onéreuse.

LES TRAVAUX EN COURS
Lorsque les travaux en cours seront terminés, le chai de la Chambre de commerce de l’Agha pourra profiter de l’organisation G.U.P.A.

Ce sera une sensible amélioration, si l’on songe que ce chai contient à lui seul la majeure partie du vin algérien d’exportation.
Pour ce, plus de 3.000 mètres de tuyaux en matière plastique, d’un diamètre de 150 millimètres, sont en cours d’installation, sous l’égide du Génie civil. Ils desserviront, à partir des chais privés et du chai de la Chambre de Commerce, six postes à quai du grand môle de France et deux postes du quai de Biarritz, à raison de 1.000 hectolitres à l’heure.

En raison de la trop grande longueur de la canalisation, et pour assurer un débit suffisant, deux pompes « en relais » fonctionneront simultanément au cours du chargement.

D'autre part, la déclivité naturelle des quais étant insuffisante — et Jl ne faut pas songer à l’accentuer artificiellement étant donnée la proximité de la mer — un système de vidange pneumatique, à air comprimé, sera tout spécialement étudié.

Enfin les tuyaux en matière plastique, au lieu du cuivre communément utilisé, permettront non seulement de réaliser une sensible diminution des frais d’installation, mais encore — cette matière plastique ayant une complète inertie chimique — empêcheront de donner au vin le moindre goût douteux.