Ce E. Guimet n’est autre que Emile Etienne Guimet, fondateur du Musée Guimet de Paris (Place Iéna). C’était un très lointain parent avec Alexandre-Joachim Guimet, époux de Léontine Ratel.
Voici un extrait de la chronique familiale des Guimet d’Alger  :
 

 

ANNO 1869

L’improbable rencontre de deux Guimet que tout opposait

 

Le jour de l’An 1869 fut un vendredi

 

Samedi 2 janvier 1869, sur Alger, le soleil se leva à 8 heures 00.

 

Samedi 2 janvier 1869, après 48 heures de navigation sur la Méditerranée, après avoir embarqué à Marseille, à bord de l’un des 11 paquebots de la Compagnie de Navigation Mixte qu’il présidait, Emile-Etienne GUIMET, débarqua en Alger pour un voyage qui le conduisit à visiter la capitale algérienne, Hammam Righa, Bône, Constantine, Batna, Lambèse, Biskra et Tunis, en Tunisie. Ce voyage donna lieu à un recueil de lettres intitulé Lettres sur l’Algérie, lui-même inséré dans Aquarelles africaines, édité en 1877. (BNF : Notice n : FRBNF30560255).

Mardi 5 janvier 1869, après avoir quitté l’Hôtel de la Régence, Emile GUIMET visita la Casbah :

 

« Après une traversée des plus houleuses, j’ai trouvé à terre un appétit formidable et une vigueur de jarrets tout à fait nécessaire pour visiter les quartiers arabes de la ville. Rues escarpées comme des échelles, contournées, grimpant, descendant, remontant, faisant cent détours, correspondant par des escaliers hardis ou des voûtes sombres, voila les quartiers arabes. Au milieu de ce dédale circule une population beaucoup plus curieuse que je ne l’aurais cru. Tout le monde comprend un peu le français, grand avantage pour le touriste, généralement peu versé dans les langues sémitiques. Ce qui me frappe, c’est l’air d’indifférence et de fierté qu’ont ces gens-là; très polis d’ailleurs, ils ne sourient jamais en vous parlant. La plaisanterie les laisse froids. Est-ce mépris ? Est-ce tristesse ou honte ? Ces vaincus de nos troupiers n’ont rien de l’entrain des Egyptiens ni de la tranquillité joviale des Turcs. Ils sont abrutis ou pensifs; je suppose qu’ils rêvent sans cesse à cette étrange humiliation où ils sont condamnés d’obéir à des mécréants. Avant la conquête, Alger était en effet la ville religieuse entre toutes, et le mahométisme a reçu dans ses murs sa blessure la plus cruelle. Ces grands hommes vêtus de laine, qui glissent le long des murailles blanches, sont des saints démonétisés, des dignitaires sacrés hors de service, des croyants auxquels on ne croit plus, des anges de Mahomet domptés par les démons chrétiens. C’est pis que de la décadence, c’est de l’anéantissement, et vraiment l’allure triste et abaissée des Algériens me fait de la peine. Le gouvernement parait avoir éprouvé la compassion que je ressens, car, après avoir renversé les mosquées saintes ou transformé en cathédrales, - et le ciel ne s’est pas effondré ! – celles qui sont restées debout, le gouvernement, dis-je, fait maintenant construire des mosquées neuves. Il semble qu’il eût mieux valu laisser les anciennes debout; mais l’on m’objectera qu’il faut bien que les maçons travaillent.

Et ils s’en donnent à cœur joie, ces braves maçons; églises, chapelles, séminaires, couvents, mosquées, synagogues, Alger redevient la ville sainte; seulement sa sainteté s’est faite éclectique et tous les cultes participent à sa grande religiosité. Il faut dire qu’ici on démolit et on reconstruit à tort et à travers, tout comme en France. On fait une rue Impériale tout comme ailleurs. Regardons vite ces vieux quartiers d’autrefois, aux étages entassés, aux fenêtres imperceptibles, aux angles rentrant, sortant, avançant, reculant,a aux lignes mouvementées et imprévues dans lesquelles la chaude lumière d’Afrique joue, se brise, éclate, s’éteint, se répercute. Hâtons-nous, car les ingénieurs nous suivent, et les rues larges, droites, plates, aux maisons trouées comme des cages, vont remplacer les pittoresques impasses du vieil Alger ». (Source : Lettres sur l’Algérie : lettre du 25 janvier 1869)

 

En cette occasion, en se rendant au 12, rue de l’Etat-Major, où se trouvait la Bibliothèque Musée installée en 1862 dans l’ancien palais du Dey Mustapha-Pacha (à cette époque son conservateur fut Oscar Mac Carthy, géographe et explorateur d’origine irlandaise). En sortant de la bibliothèque, il dut poursuivre son chemin en remontant la rue en sens inverse jusqu’à la droguerie du 6, rue de l’Etat-Major, tenu par Joachim DURAN pour y effectuer quelques achats de médicaments qu’il aura très bien pu désirer faire livrer à son hôtel pour pouvoir continuer sa visite de la Casbah sans être encombré. En effet, Emile GUIMET était hypocondriaque. Joachim DURAN n’aurait donc pas manqué de lui parler de la présence dans cette même ville d’un ami, natif de l’Isère, portant le même nom que lui et de surcroit ancien infirmier civil. Se serait donc à l’occasion de cette rencontre, par nature improbable, que Emile Etienne GUIMET aurait évoqué la possibilité d’un lien de famille qui l’unissait à Pierre-André Guimet.

 

  

è Nota :

Si Alexandre-Joachim Guimet rapporta le souvenir de la visite d’Emile-Etienne Guimet à son fils cadet Jean-Louis Guimet, ce dernier parla à sa fille cadette Colette d’Emile-Etienne uniquement comme le « cousin d’Amérique », or ce voyage n’interviendra qu’en mai 1876. Emile-Etienne et Pierre-André étaient cousin au 5ème degré.

 

Branche simplifiée EEG (originaire de Coublevie / Voiron)

Alexandre, né autour de 1620

6 / Guigues, né vers 1643, toujours vivant en 1683

5 / Louis, né en 1683, maitre-tailleur de pierre

4 / Jean l’Ancien, maitre-tailleur de pierre et architecte

3 / Jean le Jeune, ingénieur aux Ponts et Chaussées

2 / Jean-Baptiste

1 / Emile-Etienne, né en 1836, rencontre Pierre-André en 1869 en Alger

 

Branche simplifiée PAG (originaire de Séchilienne et ses environs)

Alexandre, (serait-ce réellement le père de Guigues ?)

6 / Claude Ier, déjà mort en 1690

5 / Antoine

4 / Claude II

3 / Jean, le père

2 / Jean, le fils

1 / Pierre-André, né en 1820, rencontre Emile Etienne en 1869, en Alger

 

Jeudi 7 janvier 1869, Emile GUIMET se rendit à la gare du Hamma pour visiter les alentours d’Alger. Il fit une halte à Blidah. Avant de se rendre à Ben-Bernou, au domaine des Sources, propriété d’Armand ARLES-DUFOUR en plein cœur de la Mitidja.

 

« […]. Le jour il [le palmier] donne de l’ombre et la nuit il garantit du serein. Aussi il sert d’abri à un campement de Zéphyrs, condamnés militaires employés aux travaux de l’exploitation. Ces malheureux forçats de l’armée sont surtout des mauvaises têtes, peu vicieux au fond. Quelques-uns sont habiles travailleurs. Il se trouve parmi eux des fils de ducs, des neveux de ministres et d’anciens gamins de Paris. Quand ils ont fini leur temps de punition, on les mets dans les bataillons d’Afrique; mais parfois la vie de caserne parait dure à ces ouvriers habitués au grand air et au travail sain, accoutumés à certain bien-être que leur procurent les gratifications donnés par les colons, et ils commettent de nouveaux délits pour retourner aux champs ».

 

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François-Henry-Armand ARLES-DUFOUR

 

è Nota :

- M. Arlès-Dufour fut doué d’une remarquable intelligence et il a beaucoup servi les progrès de l’agriculture algérienne. Il fut le premier éleveur du cheval de trait dans la colonie; l’importateur du premier étalon anglo-arabe, dont les ls Pierrot, Pipo et autres ont démontré la supériorité jusqu’alors contestée du sang anglais sur le barbe. M. Armand Arlès-Dufour planta plus de 4,000 arbres forestiers, et reboisa ainsi sa région en partie. Il créa des prés, des bois, plusieurs corps de ferme, et lutta pendant de longues années contre les èvres paludéennes et le brigandage indigène. Ses produits, de première qualité, primés dans tous les concours, en Algérie, en France et à l’étranger. Il lui a été décerné cinquante médailles d’or dont une à l’Exposition universelle de 1878, quarante médailles d’argent et vingt médailles de bronze; le prix d’honneur des Haras au concours de Blidah, et les prix spéciaux pour irrigation, reboisement, etc., au concours agricole d’Alger. M. Armand Arlès-Dufour a reçu la croix de la Légion d’honneur en 1881, légitime récompense d’une existence laborieuse et véritablement utile à l’Algérie.

 

Ce même jour, Emile GUIMET dut faire un détour au Pâté, au domicile de Pierre-André GUIMET. Si tout au demeurant opposait ces deux là, ils n’en possédaient pas quelques points communs, ne serait-ce que celui d’avoir vécu la perte prématurée de leur première épouse respective. Les deux hommes devaient partager la même vision de la nécessité de l’instruction scolaire. Le niveau de scolarité du jeune Alexandre-Joachim ne semble pas étranger à cela. Le parcours de Pierre-André était aussi de nature à interpeler son visiteur qui rappelons le, était en tant que patron, largement en avance sur son temps, tant il était sensibilisé par la condition ouvrière. Il avait fait en sorte que ses ouvriers puissent toucher la moitié de leur salaire en cas de maladie. Les soins médicaux (médecins et médicaments) étaient pris en charge par l’usine. Il est fort probable qu’Emile GUIMET proposa à Pierre-André GUIMET, sous une forme ou une autre, une somme d’argent suffisante lui permettant de devenir propriétaire de ce qui deviendra la maison Guimet. è supra 22 juillet 1873

 

 

Maison Guimet

 
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Vers 1880, le Pâté se situe au sud de l’hôpital
 

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Extrait de la carte publie par Adolphe Jourdan, libraire éditeur en Alger en 1888

Echelle : 1 mm pour 5 mètres

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b53024920f/f1.zoom.langEN

La maison Guimet se situait à droite de la Route du Pâté et à gauche de la rue Bastide (au dessus du  « m » de Hameau)

 

Samedi 9 janvier 1869, Emile GUIMET partit pour Bône et Constantine.

Lundi 1er février 1869, à bord de l’Hermus, entre Alger et Tunis, Emile Etienne GUIMET visita plusieurs villes côtières dont Bougie qui retint particulièrement son attention. Il visita une école arabe avant de partir à la « recherche de restes romains ».

 

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Mercredi 3 février 1869, 3ème lettre rédigée depuis Bône (Lettres sur l’Algérie)

Samedi 6 février 1869, à 8 heures du matin, départ de Bône pour Tunis (Lettres sur l’Algérie)

Dimanche 7 février 1869, tôt dans la matinée arrivée à Tunis et rédaction de la 4ème lettre (Lettres sur l’Algérie)

Mardi 9 février 1869, 5ème lettre rédigée depuis Tunis (Lettres sur l’Algérie)

Lundi 15 février 1869, à bord de l’Indus, en direction de Tunis à Bône. La traversée fut particulièrement agitée au point qu’Emile GUIMET précisait qu’il eut des difficultés à tenir son encrier ainsi que son estomac le temps de la rédaction de sa lettre.

Dimanche 16 février 1869, la fin du trajet de Bône à Constantine se fit en diligence sous la pluie

 

 

è Nota :

Les dessertes ferroviaires étaient très peu développées. Les voies de chemin de fer serpentaient au fond des vallées. Les locomotives des voies secondaires étaient si peu performantes qu’en 1881, Maupassant se souvint avoir vu les soldats pousser le train de la ligne des Chotts comme une vulgaire diligence.

 

Mercredi 17 février 1869, 6ème lettre rédigée depuis Constantine (Lettres sur l’Algérie)

 

è Nota :

Le compte-rendu de la séance du 21 mai 1875 des Mémoires de la Société littéraire de Lyon donne un aperçu du voyage d’Emile-Etienne Guimet :

 

« M. Guimet communique la relation d’un voyage en Afrique, de Tunis à la lisière du Sahara, en passant par Bône, Jemmapes, Philippeville et Batna. Il décrit les villes et les moeurs des habitants, relève la manière dont le bey de Tunis rend la justice et note surtout les antiquités rencontrées dans les pays parcourus. M. Guimet nous apprend, en outre, en la regrettant, la destruction, à Constantine, des restes d’un temple tétrastyle, sacrifié à l’alignement d’une rue et des travaux dits d’embellissement ». Mémoires de la Société littéraire de Lyon; 1876, page LXX

(http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5443792n/f11.image.r=guimet+constantine.langFR)

 

Lundi 22 février 1869, 7ème lettre rédigée depuis Batna et Biskra (Lettres sur l’Algérie)

 

è Nota :

La Portion centrale de la 2eme compagnie de discipline était stationnée à Biskra

 

Lundi 1er mars 1869, 8ème lettre depuis Constantine. (Lettres sur l’Algérie)

 

Au cours du dernier trimestre 1883, Emile Etienne GUIMET fit un nouveau séjour de deux mois en Algérie. En compagnie de Charles DIEHL, René CAGNAT et Stéphane GSELL, il visita Khamissa, cité romaine connue sous le nom de Thubursicum Numidarum. Ce second passage en Alger fut surement l’occasion de visiter Elisa MOUGNIOT, veuve de Pierre-André GUIMET et d’apprécier le bon usage de l’aide dont qu’il avait fait bénéficier Pierre-André. Si ce dernier n’était plus de ce monde, son fils ainé n’était plus un jeune et frêle adolescent mais un homme robuste plein de vitalité. C’est surement à cette occasion que Léontine RATEL fit la rencontre de ce généreux personnage.

 

è Nota :

L’information d’un second séjour de deux mois, non daté, fut recueillie par Hervé de Beaumont auprès du conservateur du Musée des Confluences à Lyon. Le contexte de ce séjour est, par ailleurs, attesté par une publication de Charles Diehl. Le positionnement de ce séjour repose sur une analyse comparée des biographies et bibliographies des protagonistes. Gsell, alors tout juste entré à l’Ecole Normale Supérieure, aurait été invité par Diehl, diplômé de l’ENS en 1881.

 

Dimanche 4 août 1918, fête de saint Dominique, à 11 heures du matin, au 9, rue Millet, Alexandre-Joachim, âgé de 59 ans et 10 mois, s’éteignit après que son épouse ou son fils Pierre lui ait probablement fait un résumé de l’article de l’Agence Havas au sujet des premières victoires militaires sur l’ennemi. Selon la mémoire familiale, il décéda des suites d’une « pneumonie contractée au retour de l’enterrement de quatre de ses amis bourreliers ». Outre les soins prodigués par le médecin, Léontine, son épouse, dut le soigner avec des décoctions de jujubier, réputés adoucir la toux, la bronchite et la pneumonie. Il semble qu’Alexandre-Joachim décéda dans des circonstances analogues à celle de son père Pierre-André GUIMET, en date du 9 décembre 1872. Ses deux plus jeunes enfants, Marceau-Fernand et Jean-Louis avaient respectivement 17 et 15 ans. Selon sa petite-fille Hélène, Léontine resta très affectée par le décès d’Alexandre-Joachim.

 

 

 

 
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 A remplacer par la pièce jointe

L’église Saint Pierre, et la chicane de la rue Millet

(Photographie prise depuis la cabine du téléphérique, postérieure à 1956)

 

è Nota :

La probabilité que ce « coup de froid », au environ du 27-31 juillet 1918 (2 à 3 jours d’incubation puis 3 à 5 jours de symptômes), qui affaiblissa ses défenses immunitaires, fut la grippe espagnole (virus H1N1). Cette expression est inappropriée. Si en été, les températures moyennes avoisinent 30 °C, le taux d’humidité (environ 78 %) est tel que cela rend l’atmosphère particulièrement lourde. La sensation dut être renforcée par les orages d’été aux quels Alexandre-Joachim a du faire face.

Il est intéressant de considérer cet état de fait à la lumière des circonstances du décès de Monseigneur Leynaud, cardinal d’Alger en date du 5 août 1953. En effet, le 2 juillet 1953, lors de la bénédiction de la nouvelle croix de Notre-Dame-d’Afrique, le cardinal contracta un sérieux coup de froid qui le conduisit à être hospitalisé le 20 juillet. Par ailleurs, le statut de « soutien indispensable de famille » attribué à son fils André, en date du 30 septembre 1911 donne à penser qu’Alexandre-Joachim était d’une santé relativement fragile.

Dans une lettre du 13 novembre 2013, le Service Central de l’Etat Civil de Nantes précisait que pour la période du 15 au 31 juillet 1918, il y a environ 150 actes de décès sur Alger et que la recherche de personne de profession bourrelier ou sellier n’était pas possible.

 

Au nombre de ses collègues bourreliers, on peut citer :

- François Pierre Gaichet qui se maria, à 22 ans, en 1887 à Mustapha. Il apparaît une nouvelle fois comme sellier en tant que témoin de l’acte de naissance de Antonin Robinot-Bertrand du 17-10-1892. Par ailleurs, sur l’acte de naissance de Hélène Françoise Gaichet, les témoins sont Antoine Pizani, épicier, Adolphe de la Houille, comptable et Augustine Baschmann, sage-femme. Sur l’acte de naissance de Adélaïde Guimet, en 1889, on retrouve Augustine Baschmann et Antoine Pizani. Sur l’acte de naissance de André Guimet, en 1891, on retrouve Augustine Baschmann et Adolphe de la Houille.

- Eugène Garnier, sellier, 36 ans, cité comme témoin dans l’acte de décès de Reine Marie Robinot-Bertrand du 23-01-1892

Ces derniers ne sont pas morts en 1918 (lettre du SCEC du 20 février 2014)

 

Mercredi 1er janvier 1919, Léontine, qui habitait toujours 9, rue Millet, adressa ses vœux de Nouvel An à Emile Etienne GUIMET.

Lundi 13 janvier 1919, le secrétaire d’Emile-Etienne GUIMET, Joseph HAKIN, adressa à Léontine une lettre lui annonçant le décès d’Emile-Etienne en date du samedi 12 octobre 1918 (lettre conservée dans les archives de Léontine).