sur site le 18-3-2003
-Des excuses ? Ne me dites pas que je rêve
pnha, n°86, janvier 1998

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-----On n'a pas fini d'en entendre parler.
-----Il n'y a pas si longtemps, au printemps de l'année 1995, nous avons appris qu'un ministre en exercice du Gouvernement australien présentait, devant les médias du monde entier, les excuses les plus humbles aux aborigènes locaux pour les inconduites, les exactions, les injustices et les préjudices que les intéressés ont pu subir de la part des citoyens australiens ainsi que de leurs autorités à tous les niveaux.
-----Voilà-t-y pas qu'en 1996, c'est le Président Frédérick DECLERCQ qui en a fait de même à l'égard des populations noires de l'Afrique du Sud. Ce n'est pas tout car, en cette année-ci de 1997, nous avons vu sa Très Gracieuse Majesté Elisabeth II, Reine d'Angleterre et du Royaume Uni, parapher de sa blanche main un parchemin reproduisant par écrit ces mêmes propos à l'égard des Maoris de la Nouvelle-Zélande.
-----Voilà pour les Anglishes. Et QUID pour les Frantzoziches ?
-----Le président en exercice de la République Française, rejoint par l'Eglise de France, ainsi que par les plus hautes autorités de la police française viennent de présenter des excuses publiques aux juifs de France pour l'attitude complice et indigne observée par les différents membres de leurs institutions respectives envers la communauté judaïque pendant l'occupation de la France par les Nazis. Il paraît qu'il y aurait des mécontents dans chacune de ces catégories de repentants parce que ces mea culpa, pourtant fort bienvenus, méritoires et hautement mérités, n'ont pas suffisamment valorisé l'action de la Résistance et le sacrifice des Résistants dans leur combat anti-nazi.
-----Quoi qu'il en soit, rappelons qu'il y a eu d'autres débordements et des exactions envers d'autres français qui avaient le tort d'avoir une peau un peu trop basanée ou, quelquefois, un simple nom à consonnance z'arabe, même si les intéressés étaient des Berbères,Anciens Combattants pour la France. -----Est-ce que les victimes de ces excès et de leurs préjudices, auront droit, elles aussi, à des excuses ? Il est permis de rêver...

Wynna Nat-IRATEN