Alger - l'Algérie
BREVES MONOGRAPHIES COMMUNALES
Les quatre communes de la troisième ceinture du Fahs

Texte, illustrations : Georges Bouchet

o SAINT FERDINAND (ou Souidania)

mise sur site le 2-5-2008

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o  SAINT FERDINAND (ou Souidania)

Historiquement ce village est bien un centre de peuplement européen prévu par le plan Guyot du 12 mars 1842 qui n'y consacre cependant que les deux petites lignes que voici " ancienne ferme située sur un terrain fertile traversé par la route d'Ouled Fayet à Mahelma ; il existe une ancienne fontaine "
.
Mais il se distingue des autres villages cités dans le plan Guyot pour trois raisons.

  o Il est à l'écart de la route dite de la troisième ceinture reliant Zéralda à la Mitidja par Mahelma et Douéra. La route qui le traverse n'est qu'un chemin de jonction entre les routes de ceinture II et III.
   
o

Il n'a pas conservé le nom indigène, Boukandoura, que, par principe, Guyot souhaitait respecter. Ce cas est unique parmi les villages à créer cités dans le plan. Cette unique exception est donc accidentelle, au propre comme au figuré. En effet le choix de ce toponyme est très probablement lié à un accident de circulation survenu à Neuilly sur Seine le 13 septembre 1842. Une explication s'impose.

Ferdinand est le premier prénom du prince héritier du roi des Français Louis-Philippe. Le Prince Ferdinand Philippe Louis Charles, duc de Chartres, puis d'Orléans en 1830 avait par trois fois combattu en Algérie : en 1835 (prise de Mascara) 1839 (expédition des Portes de Fer entre Sétif et Alger) et en 1840 (combats du col de Mouzaîa sur le chemin de Médéa).

En 1842, à 32 ans, le prince reçut le commandement en chef d'une armée dont l'Etat-Major était cantonné à Saint Omer. Avant de rejoindre ses troupes, le prince voulut saluer le roi, son père, dans son château de Neuilly. Mais il n'y parvint pas. Son cheval s'étant emballé, il sauta de son cabriolet lancé à toute vitesse, et se blessa mortellement sur les pavés de Neuilly.

Cette mort accidentelle entraîna en Algérie un vaste mouvement de sympathie pour le prince défunt, qui déboucha sur une souscription qui finança la statue équestre que les gens de mon âge ont vu, sans trop la regarder, sur la place du Gouvernement (ex place royale) à Alger. Cette statue, inaugurée le 28 octobre 1845, jour anniversaire du franchissement des Portes de Fer, survécut à la Révolution de 1848 mais pas à l'Indépendance. En 1848 les Algérois européens s'opposèrent efficacement à la dépose programmée de la statue par le Gouverneur Général Cavaignac ; en 1962, le 4 juillet, les nouvelles autorités descendirent le duc de son cheval et le remirent eux Français qui le " rapatrièrent " à Neuilly sur Seine.

Je tiens pour très probable que, lorsque le roi a signé début 1844 l'arrêté de création du nouveau village, Bugeaud et Guyot aient proposé de rendre hommage au duc d'Orléans en nommant ainsi le village. Je n'en ai pas la preuve formelle, mais la présence, attestée par un voyageur en 1848, d'une sculpture aux armes du duc d'Orléans sur un bâtiment élevé à l'emplacement de l'ancien haouch Boukandoura, me paraît fournir un argument décisif.

   
o Il a été bâti, non par les colons concessionnaires comme c'était la règle, mais par l'armée, avant l'arrivée des colons, dès 1843. Les bâtisseurs furent des condamnés militaires sous le commandement du Colonel Marengo. Les soldats commencèrent également à défricher 4, ou peut-être 5ha, sur les 12ha concédés aux premiers colons. La situation de départ semble donc plus favorable aux nouveaux arrivants qu'ailleurs :encore fallait-il qu'ils en aient les moyens car si la concession était gratuite, les travaux étaient payants. La maison leur a été facturée 1500 francs.

Comme le plus souvent dans le cas des villages du Sahel, les terres avaient été séquestrées à des tribus émigrées lors du djihad proclamé par Abd el-Kader à l'automne 1839. Le dernier arrêté de confiscation, pour le grand domaine du haouch Boukandoura, est du 24 mars 1843.

Lors de sa création le centre de Saint Ferdinand a été rattaché à la commune de Douéra. Il ne devint Commune de Plein Exercice qu'assez tard, en 1894.

Je suppose qu'entre 1844 et 1954 la commune a connu le sort heureux des villages sans histoire car je n'ai trouvé aucun trace d'événements, de monuments ou de personnalités célèbres. Je n'ai trouvé que la trace de l'arrivée en 1851 de nouveaux colons venus de Suisse, de la région de Sion plus précisément : au total 13 familles et 81 personnes installées à Saint Ferdinand et dans le hameau voisin de Sainte Amélie. Je ne sais pas si elles font partie de celles qui ont tenu ou de celles qui sont retournées en Suisse au bout d'un an ou deux.

Quelques dates

1843 - Décret de confiscation des terres des tribus émigrées en 1839
1844 - Arrêté de fondation du village, comme annexe de Douéra
1851 - Arrivée d'une cinquantaine de colons suisses valaisans de la région de Sion
1894 - Saint Ferdinand est promu CPE
1956 - 28 avril Attentat à la grenade dans un café : deux blessés
1962 - de juin au 27 août : 6 Français enlevés et jamais réapparus

Le territoire communal

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Territoire communal de Saint-Ferdinand (ou Souidania)
Territoire communal de Saint-Ferdinand (ou Souidania)

Entouré de cinq communes voisines du Sahel, il est entièrement enclavé, sans accès à la mer au nord, ou à la Mitidja au sud. Avec 4 km sur 3,5 environ ce territoire est parmi les plus modestes : à peine plus de 1400 ha.

Pour ce qui concerne le relief, il est double : un plateau peu élevé au sud, dominant une plaine assez élevée au nord.

  o   Le plateau qui culmine à 197 m est entaillé par trois oueds, dont au centre l'oued Boukandoura. Les surfaces planes du plateau sont au nombre de trois : de l'est vers l'ouest il y a celle où se trouve le village, celle du domaine de la Consulaire et celle d'une ferme anonyme desservi par un chemin qui vient de Douéra. Ces éléments de plateau sont couverts de vignobles avec, en cultures intercalaires, des pommes de terre primeurs. Les versants des vallées sont laissés en friche lorsqu'ils sont trop en pente.

o   La plaine est quadrillée par un dense réseau de chemins d'exploitation agricoles en damier. Là aussi la vigne domine, mais la proximité de la nappe phréatique explique l'abondance des puits et laisse imaginer la présence de quelques jardins irrigués. Vers 1950 les propriétés y étaient étonnamment exiguës, 3 à 5 ha, alors que sur le plateau deux fermes cultivaient plus de 40ha. Les fermes y étaient nombreuses.

o   Entre le plateau et la plaine, un talus pas très haut, 40 m, mais assez abrupt pour que la route qui grimpe au village décrive deux beaux lacets, les plus serrés du Sahel. Du haut du dernier lacet, la vue était très belle sur les plaines de Staouéli et de Chéragas.

Le village centre est tout petit.

Sa forme est inhabituelle : ce n'est ni un carré, ni un rectangle, mais un triangle approximatif situé de part et d'autre de la route d'Ouled Fayet à Douéra. Cette route qui sert de rue principale au village était, du moins encore en 1930, la seule à traverser la commune d'un bout à l'autre.

la nouvelle poste, Saint-Ferdinand
Saint-Ferdinand,mairie

La desserte du village était assurée par la seule société des autocars Seygfried avant son rachat par la société des auto-cars blidéens. Les autobus venaient d'Alger centre et avaient Saint Ferdinand comme terminus. Je suppose qu'ils passaient par Douéra.

Suppléments sur 6, 7ou 8 ans d'insécurité, du premier novembre 1954 à la fin de l'été 1962

         De novembre 1954 au 18 mars 1962
Même si un attentat a fait quelques dégâts dès le premier novembre 1954 à l'usine Cellunaf de Baba Ali (commune de Birkhadem), il n'y eut alors ni mort, ni blessé. L'insécurité due à la rébellion anti- française ne s'est manifestée dans le Sahel qu'à partir de 1956, dans cette région parmi les plus européanisées d'Algérie. Le premier attentat dont j'ai trouvé la trace dans le Sahel est précisément la grenade lancée dans un café de Saint Ferdinand ; et le premier assassinat, celui d'un garde territorial à Kouba le 22 septembre 1956.

Bien sûr, avant ces attentats le sentiment d'insécurité s'était répandu, ne serait-ce qu'à cause des nombreux attentats perpétrés dans l'agglomération algéroise toute proche.
Je renonce à recopier quelque liste d'attentats que ce soit ; je préfère poser la question " 7 ans d'insécurité ça veut dire quoi au juste ? ", et d'essayer d'y répondre.

Il faut sûrement faire preuve de beaucoup d'imagination pour vivre par procuration, et sur la durée, les angoisses et les contraintes de la vie quotidienne ; puis la désespérance finale. Sans trop développer j'en cite quelques unes.

Le couvre feu de 20 heures à 6 heures, dans tous les villages et les campagnes du Sahel. Seules les grandes villes comme Alger bénéficiaient d'un couvre feu réduit de 24 heures à 6 heures.

Les routes interdites la nuit et dangereuses le jour. Sur certaines routes hors du Sahel on devait prendre place dans un convoi protégé, sur d'autres la protection était statique avec des tours de guet en béton dotées d'une porte d'entrée à l'étage et non au rez-de-chaussée. Le Sahel a ignoré ces protections réservées aux grandes routes les plus menacées ; mais on n'y était pas à l'abri d'un faux barrage de contrôle par de faux policiers ou de faux militaires ; ou d'une rafale tirée à l'aveuglette.

Les attentats dans les lieux et les transports publics, grenade lancée ou bombe déposée dans un café, un bar, un restaurant. Pour éviter les jets de grenade on finit par équiper les cars de grilles métalliques sur les vitres, et les bars de doubles portes d'entrée avec sas intermédiaire pour rendre la fuite plus difficile (il n'y avait pas de kamikaze dans l'Algérie de cette époque).
Dans les tramways, les trolleybus et les autobus, un garde territorial, assis à l'arrière du véhicule, était censé surveiller les personnes montant dans le véhicule, ainsi que leur bagage.

Les fouilles systématiques à l'entrée des grands magasins et des cinémas.
Les villages du Sahel n'avaient pas de grands magasins, mais ils pouvaient avoir un cinéma ou une salle des fêtes.

Les attaques contre les fermes la nuit et les assassinats dans les champs le jour.
Se barricader dans sa ferme avec des volets et des portes renforcés est une protection illusoire contre un assaillant déterminé qui peut toujours passer par le toit. Il n'y a aucune protection possible dans les champs.

L'interruption du trafic ferroviaire la nuit

La locomotive qui vient d'être l'objet d'une attaque

Il n'y avait pas de trains dans le Sahel, mais je tiens à évoquer cette contrainte qui désorganisa tous les transports par rail. Chaque matin une locomotive poussait devant elle un wagon lourdement chargé, pour faire exploser une mine éventuellement placée sur la voie.

La locomotive ci-contre qui vient d'être l'objet d'une attaque est celle du train Oran-Alger qui longe le Sahel entre Birtouta et Maison Carrée.

Remarquez les tôles froissées et surtout les vitres avant aveuglées par une plaque de blindage, à l'exception de deux étroites " meurtrières ".

Et chaque matin la lecture dans le journal (l'Echo d'Alger ou la Dépêche algérienne pour les lecteurs du Sahel), du décompte des morts de la veille ; des morts civils européens, ou musulmans pro-français généralement égorgés, des morts militaires, des morts rebelles. Fréquemment, mais pas tous les jours, des photos démoralisantes, de fermes et d'écoles incendiées, de train déraillé, de car poussé dans un ravin, de bétail abattu, de cadavres torturés et mutilés par le FLN, le plus souvent musulmans. La mémoire officielle " politiquement correcte " a occulté le fait que les " événements " ont été aussi et très largement un conflit civil entre musulmans pro-français et musulmans rebelles soutenus par les Etats-Unis, l'URSS, l'ONU et les " porteurs de valise " français.. Seule cette amnésie volontaire permit de rendre crédible la fable d'un peuple unanimement soulevé contre l'oppression et pour sa liberté.

egorgés
c'était un élève msulman
c'était une mère musulmane
L'égorgement est une signature. C'est une pratique habituelle chez les musulmans, au moins en Algérie.
Le mieux est d'égorger les victimes, les mains liées derrière le dos afin qu'elles ne puissent, à leur arrivée au ciel, faire je ne sais plus quel geste indispensable à l'ouverture de la porte céleste. L'idéal est la décapitation car un corps sans tête, donc sans identité, ne peut être admis au paradis d'Allah. Quand un musulman était guillotiné à Alger, sa tête était recousue avant la restitution du corps à la famille.
Cette charmante coutume locale, que nous avions rencontrée dans la Mitidja lors du djihad de l'automne 1839, a repris du service avec le FIS et le GIA dans les années 1990. Même les moines de Tibharine, qui n'avaient pourtant pas vocation à solliciter leur admission au paradis des houris, ont été égorgés le 21 mai 1996, puis décapités. Seules leurs têtes ont été retrouvées et inhumées.

         Après le 18 mars 1962 : le temps des enlèvements et des disparitions
Pour ceux qui l'ignoreraient ce 18 mars est la date de la signature d'un texte commun improprement appelé " Accords d'Evian " qui prévoyait un cessez-le-feu pour le lendemain à midi.

Dans le Sahel ce cessez-le-feu ne changea rien dans l'immédiat puisqu'il n'y avait jamais eu, si près d'Alger, de katibas rebelles constituées, ni d'opérations militaires d'envergure avec hélicoptères et appui aérien. Il n'y avait eu que des attentats ponctuels et des personnes assassinées dans un car, comme dans celui de Zéralda le 22 janvier 1957. Mais il anéantit tout espoir d'issue heureuse. Ces pseudo-accords d'Evian étaient vécus différemment par la majorité des métropolitains et par l'immense majorité des Français d'Algérie. Nous vivions ces événements à l'envers.

Pour les électeurs métropolitains, approbateurs à plus de 90% de ces accords, ceux-ci étaient interprétés comme la fin de la guerre
            le retour des soldats appelés
            la paix
            le soulagement

Pour les Français d'Algérie, pas consultés, c'était le reniement de tous les engagements
                                                                          une capitulation sans défaite préalable
                                                                          le risque d'avoir à choisir entre la valise ou le cercueil
                                                                          le désespoir

Ce fut donc la période la plus dure à vivre à cause des incertitudes et des inquiétudes concernant l'avenir. Le choix du terme " capitulation " mérite quelques mots d'explication.

C'est une capitulation car c'est l'aboutissement de pourparlers engagés dès le 12 avril 1956, souvent interrompus et marqués, à chaque reprise, par une nouvelle concession française. Les dirigeants du FLN, à l'abri au Caire, à Tunis ou ailleurs, avaient compris qu'il leur suffirait d'attendre que la lassitude française soit suffisante. La dernière concession concerna le pétrole saharien.

C'est une capitulation car, contrairement aux engagements gaulliens de mars et septembre 1960 : " l'insurrection ne nous mettra pas à la porte " et " les insurgés voudraient que nous leur passions la main. Cela, je ne le ferai jamais ", les pourparlers ont été menés avec le seul GPRA (gouvernement provisoire) ainsi promu porte-parole de tous les habitants. Les autres sont ignorés : ce fut assurément plus facile de s'arranger sans eux, voire contre eux.

C'est une capitulation indigne car la seule signature algérienne de Krim Belkacem (contre trois françaises) était de peu de valeur. Certes Krim Belkacem était vice-président du GPRA ; mais on savait, même à Paris, que le GPRA était déjà désavoué par l'Etat-Major de l'ALN (avec Boumediene) et par le Secrétaire général du FLN, Ben Bella. On aurait pu faire signer le texte du 18 mars par le concierge de l'hôtel du Parc ou par un facteur de passage : pour Boumediene et pour Ben Bella, ça n'aurait pas fait beaucoup de différence. Il fait se souvenir que le GPRA a été balayé à Alger le 27 juillet 1962 : le gouvernement avec lequel nous avions fait semblant de nous entendre, et auquel nous avions confié l'Algérie, avait tenu trois semaines !

C'est une capitulation honteuse, non assumée comme telle, car aucune garantie extérieure n'a été prévue (contrairement aux accords de Genève) ; ni E-U, Ni URSS, ni ONU. L'honneur gaullien exigeait d'écarter tout intervenant extérieur, mais supportait aisément enlèvements, tortures et spoliations. Il suffisait de les taire pour que l'opinion métropolitaine qui ne voulait pas savoir, ça tombait bien, n'en sût rien. Les accords de Genève imposés à la France après le désastre de Diên Biên Phu avaient été moins honteux car suivis du déplacement vers le sud de 500 000 Tonkinois anti-communistes. La IVè République de 1954 avait moins de grandeur, mais plus d'honneur que la Vè de 1962.

Quant à la censure, elle fut si efficace en Algérie, que dans le Sahel on n'a pas su que le FLN avait décidé une politique d'enlèvements d'Européens, choisis je ne sais comment, mise en application à partir du 17 avril après qu'il eut compris que les consignes données à l'armée étaient de ne pas faire d'enquêtes, ni de chercher à libérer les enlevés, même quand on savait où ils étaient provisoirement parqués. L'enlèvement a ceci de commode qu'on ne tire pas de coup de feu, et que par conséquent il n'y a pas une rupture du cessez-le-feu difficile à gérer. Le FLN a su parfaitement profité de cette hypocrisie de l'Etat Français.

A l'époque je n'ai eu aucune conscience de ce danger et continuai à circuler entre Alger et les trois villages du Sahel de ma famille. On n'était au courant d'un enlèvement que si la victime était un proche. S'il est arrivé que des Européens soient prévenus d'un risque d'enlèvement imminent, ce fut par un musulman de leur entourage, et au péril de sa vie.

J'ignore le nombre de personnes enlevées ainsi que le pourcentage de celles qui disparurent à jamais. Il existe plusieurs décomptes : aucun n'est fiable à 100%.
Le CICR (comité international de la croix rouge) dit :3192
De Broglie, (signataire à Evian) a dit le 24-11-1964 :3018
Le quai d'Orsay a dit : 3689 en 2004, et 2281 en 2005
Et sur le " mur des disparus " inauguré à Perpignan, le 25 novembre 2007, il y avait ce jour-là 2619 noms de " disparus morts sans sépulture ".

Dans le Sahel, la période la plus dangereuse fut, à coup sûr, celle qui a suivi le cessez-le-feu ; et pas seulement à Saint Ferdinand.