Alger, le quartier de l'Agha
École de la rue Laplace
maternelle ???, vers 1900

envoi de Catherine Luccioni

Rue Laplace : parallèle à la rue Clauzel
mise sur site le 15-10-2004

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Catherine :" Il s’agit de ma grand-mère maternelle adorée, Fernande, née 21 rue Barbès le 30 juillet 1895, et qui nous a quittés presque 100 ans plus tard. Je dirais qu’il s’agit de sa 1ère année d’école, vers 1900. Il s’agit de la petite boulotte, assise au 1er rang, la 4ème en partant de la gauche

Elle m’a souvent commenté cette photo ; je ne connais pas le nom de l’école, peut être les Astruc résidaient ils encore rue Barbès.

Mémé ne comprenait alors pas pourquoi elle devait porter des bottines et la plupart des autres enfants des godillots. Debout, au dernier rang, la 3ème a été élue « reine de beauté d’Alger ». Quelques unes de ces petites ne respiraient pas plus la santé que la joie de vivre, ça fait mal au ventre, mais c’est un document

Fernande était la dernière d’une fratrie de 4 enfants. François, le père, était boulanger à Alger (tout comme son propre père, Paul) et y avait épousé en 1887 une jeune fille d’origine Mahonnaise, Joséphine Anglada, fille d’un menuisier et d’une mère décédée à 33 ans place d’Isly, Juana Pons y Neto

Sans doute s’étaient ils connus en tant que voisins : Joséphine habitait avec son père 29 rue Clauzel et François au 22 … de la même rue

J’ignore quand les Astruc ont quitté le 21 rue Barbès pour le 16 rue Edgard Quinet. S’y trouvaient ils déjà lors de a prise du cliché ?

L’eau courante était disponible sur le pallier, un confort voire un luxe. Mais une éducation très stricte : elle ne descendait la poubelle qu’avec un chapeau, ne sortait que chaperonnée par ses frères, n’était pas autorisée à lire les journaux. Lorsqu’elle brodait ou crochetait, les persiennes devaient être mi-closes de façon à ne pas être vue et il en était de même lorsque … ses sous-vêtements séchaient

Coup de bol, dans ses 20 ans, une cochonnerie enlevée au sein l’a dispensée du port du corset

Après le certificat d’études, Mémé a travaillé dans un atelier de couture (Pélissier ?) et a attendu en vain un fiancé perdu durant la guerre de 14-18 Ses frères fréquentaient un club de gymnastique tout comme Jean Suter, fils de Johannès natif de Suisse, et de Marie Zammit d’origine Maltaise

Mémé s’unira à Jean Suter en 1929, dont ma mère Jany, qui épousera le petit-fils d’ Achille Luccioni maire d’Hussein-Dey et parent du ténor José

Note du Déjanté:" rue Barbès, c'est entre bd Victor Hugo et rue Edgar Quinet. Pour cette classe, je suppose une maternelle. La plus proche? était celle dite "Laplace". D'où ...

De haut en bas et de gauche à droite) :
1er rang :
2è rang debout :
3è rang, assis :
4è rang, tailleur : 4.Fernande Astruc épouse Suter

École de la rue Laplace